Hassan Guillet. Photo : La Presse canadienne/Jacques Boissinot.
Hassan Guillet. Photo : La Presse canadienne/Jacques Boissinot.
Hassan Guillet affiche son sourire presque comme une carte de visite. L’homme carbure à l’espoir en l’être humain. Arrivé au Canada il y a maintenant 45 ans, le jeune Libanais d’origine parlant à peine le français et ne connaissant que « yes » et « no » en anglais s’est attelé à la tâche de prendre racine, de s’intégrer.

Il a appris les deux langues officielles du Canada en plus de devenir ingénieur. Il a d’ailleurs connu une belle carrière au sein de Bombardier.

Qu’à cela ne tienne, à 40 ans, il s’inscrit à la Faculté de droit de l’Université de Montréal et devient avocat. Fervent musulman, il termine aussi des études de théologie et devient imam.

Que l’on se rappelle ses mots de sagesse dans l’homélie aux funérailles des victimes de la tuerie à la mosquée de Québec en 2017. Il avait ajouté le nom du tireur Alexandre Bissonnette à la liste des victimes de l’attentat.

Candidat libéral au fédéral

Au-delà du fait qu’il est ingénieur, avocat et imam, qu’il parle couramment au moins six langues et qu’il se débrouille dans quelques autres, il sera candidat libéral dans la circonscription de Saint-Léonard-Saint-Michel sur l’île de Montréal au scrutin fédéral de l’automne.

Hassan Guillet est le tout premier candidat libéral à ne pas provenir de la communauté italienne dans cette circonscription montréalaise.

Hassan Guillet. Photo: Radio-Canada/Olivier Lalande.
Hassan Guillet. Photo: Radio-Canada/Olivier Lalande.
Bâtir des ponts, redonner de l’espoir

Des deux solitudes qui occupaient l’espace public au moment de son arrivée, il décrit le Canada de 2019 comme étant un espace de solitudes multiples. C’est dans ces espaces qu’il entend créer des ponts, c’est ainsi qu’il voit son engagement politique.

Les fonctions religieuses maintenant?

Hassan Guillet l’imam ne se terrera pas derrière Hassan Guillet le candidat. Ses fonctions d’imam bénévole à temps partiel seront tout simplement abandonnées, mises de côté.

Lors de son discours d’acceptation de l’investiture, il a parlé français, anglais, italien et arabe… sans oublier d’ajouter quelques mots de créole.