Me Alexander Bayus, associé chez Gowling WLG.
Me Alexander Bayus, associé chez Gowling WLG.
Béatrice, Éloïse, Xavier, Hugo et Pénélope pour l’un. Adrian, Leila et Julian pour l’autre. Mes Claude Marseille et Alexander Bayus sont deux papas comblés.

Les deux avocats sont, à côté de ça, des bourreaux de travail. Tous les deux associés dans leur cabinet respectif, Blakes et Gowling WLG, ils confient qu’être père demande un surplus d’organisation. Mais surtout, ils concèdent pouvoir compter sur leurs femmes.

Il s’avère qu’elles sont toutes les deux décoratrices d’intérieur à leur compte, et c’est plutôt pratique. « Elle a beaucoup de souplesse dans ses horaires », dit Me Marseille. « Elle a des horaires flexibles. Je compte beaucoup sur elle », dit de son côté Me Bayus.

Car la réalité, dans le milieu du droit, c’est qu’il est difficile de prendre de longs congés, explique Me Marseille. « On nous demande beaucoup d’heures et parfois notre emploi du temps est imprévisible », ajoute-t-il.

D’ailleurs, le couple Bayus va devoir bientôt se réajuster, pour que madame « puisse mettre un peu plus l’emphase sur son business ».

Heureusement, les deux hommes peuvent également compter sur une gouvernante. « L’avantage, c’est qu’on a un revenu qui nous le permet », dit Me Bayus.

Ce dernier explique qu’avec ses trois enfants en bas âge (4, 2 et 1 an), il a choisi de réorganiser ses horaires. Ainsi, il commence très tôt le matin, entre 6h30 et 7h pour pouvoir être à la maison à l’heure du souper et s’occuper « des trois dodos », puis s’il le faut, il se « rebranchera » plus tard dans la soirée.

Le jeune avocat de 34 ans raconte aussi que ses 5 à 7 ne sont plus « des 5 à minuit… mais plutôt des 5 à 6 ».

Me Claude Marseille, associé chez Blakes.
Me Claude Marseille, associé chez Blakes.
Me Marseille assure aussi se dégager un maximum de temps pour passer des moments de qualité avec ses cinq enfants. « Les hommes québécois sont très ouverts aux responsabilités parentales, mais c’est sûr que les femmes assurent encore la plus grande part », concède-t-il.

L’avocat arrive toutefois, en plus d’être associé, à gérer l’équipe de soccer de son fils Hugo et à s’impliquer dans le CA du club de ski des autres.

Les deux professionnels du droit ont par ailleurs quelques anecdotes croustillantes que seuls les pères et les mères pourront comprendre.

Pénélope, Hugo, Éloïse, Xavier et Béatrice, les cinq enfants de Me Marseille.
Pénélope, Hugo, Éloïse, Xavier et Béatrice, les cinq enfants de Me Marseille.
Anecdotes

« Cinq enfants, ça veut dire cinq naissances. On sait qu’on peut recevoir un appel à n’importe quel moment. J’étais à la cour lorsque ma femme accouchait de Xavier et il fallait que je me lève pour partir… Les gens sont tout de même très compréhensifs et il le faut, si on veut que les pères aient la même implication que les mères auprès de leurs enfants », dit Me Marseille.

Évidemment, les collègues de Blakes ont déjà vu la bouille des enfants de Me Marseille. « Je suis une fois venu avec trois d’entre eux. Il fallait absolument que je termine un dossier », raconte-t-il.

Hugo, Pénélope (avec Alice dans les bras), 2e rangée : Éloïse, Xavier et Béatrice Marseille. Dessin réalisé par Éloïse Marseille
Hugo, Pénélope (avec Alice dans les bras), 2e rangée : Éloïse, Xavier et Béatrice Marseille. Dessin réalisé par Éloïse Marseille
Alors, comment occuper trois enfants dans des bureaux d’avocats? « Il y a des choses qui ne manquent pas, ce sont des ordinateurs et du papier. Ils sont restés 3 heures », se souvient-il.

Leurs conseils : il faut être bien organisé et planifier ses affaires, d’après Me Bayus.

« Il faut parfois savoir dire non à certaines activités professionnelles, à certains voyages, et accepter que son voisin de bureau, qui n’a pas ces contraintes, puisse possiblement progresser plus vite dans sa carrière que nous. Mais cela n’empêche pas d’avoir une pratique satisfaisante », dit Me Marseille.

Et pour couronner le tout, la famille de Me Marseille s’est dotée dernièrement d’un « sixième enfant », mais à quatre pattes cette fois…