Michel Savonitto et Me Camille Lefebvre.
Michel Savonitto et Me Camille Lefebvre.
Des joueurs de la LHJMQ estiment que la ligue n’a pas respecté les normes du travail et ont déposé une action collective en cour supérieure qui pourrait leur valoir jusqu’à 50 M$.

Thomas Gobeil et Lukas Walter, deux anciens joueurs, ont vu leur requête acceptée par le juge François P. Duprat jeudi dernier, après quatre ans de procédures. Ils avancent, entre autres, que la ligue ne respecte pas la loi sur le salaire minimum.

«Les demandeurs prétendent que les joueurs de LHJMQ sont dans l’obligation, lorsqu’ils se joignent à une équipe de la ligue, de signer un contrat avec l’équipe, approuvé ensuite par la LHJMQ, et qu’ils deviennent véritablement des employés de l’équipe pour laquelle ils évoluent. Or, (…) les joueurs doivent en moyenne consacrer de 35 à 40 heures par semaine, et souvent plus, à leur équipe », est-il écrit dans la requête déposée par Me Michel Savonitto et Me Camille Lefebvre du cabinet Savonitto et Associés.

Lukas Walter, quant à lui, affirme qu’il a fréquemment travaillé plus de 40 heures, allant même parfois jusqu’à 65 heures par semaine. Il recevait alors une allocation de 476 $ par semaine accompagnée d’un remboursement de 90 $ pour ses dépenses. Il évoluait pour les Sea Dogs de Saint-Jean en 2013-2014.

Environ 1000 hockeyeurs pourraient être inclus dans cette action collective. Elle inclut tous les joueurs membres d’une équipe de la ligue au Québec entre le 29 octobre 2011 et le 12 juin 2018.

Marie-Ève Gingras et Sylvie Rodrigue.
Marie-Ève Gingras et Sylvie Rodrigue.
Me Sylvie Rodrigue et Me Marie-Ève Gingras de la Société d’avocats Torys sont chargées de défendre la LHJMQ.

« On va vigoureusement défendre notre position au cours du procès. De notre côté on a toujours considéré les joueurs comme des étudiants-athlètes amateurs et non comme des employés », a déclaré au Journal de Montréal le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin.