La Vérificatrice générale de Montréal, Michèle Galipeau.
La Vérificatrice générale de Montréal, Michèle Galipeau.
C’est sur quoi insiste la Vérificatrice générale de Montréal, Michèle Galipeau, dans son rapport annuel 2018 remis aux élus principaux.

« C’est urgent que ce projet soit mis en place», a-t-elle plaidé mardi, selon TVA Nouvelles.

Le président du comité exécutif de Montréal, Benoit Dorais, lui a répliqué que «c’est une priorité », et qu’un horizon de deux ans avait été avancé par son équipe.

Profitables, mais désuètes

Le système d’émission de constats informatisé SÉCI, les applications d’encaissement des constats d’infraction STOP+ et le logiciel Gescour sont ciblés par la Vérificatrice générale.

Puisque la Ville trouve difficilement une relève apte à les utiliser, Michèle Galipeau craint qu’il ne devienne difficile de les maintenir fonctionnelles, jusqu’à la réalisation du projet de cour numérique.

Dans son rapport, la Vérificatrice générale explique que la désuétude des applications « freine le recouvrement des sommes dues à la Ville ».

«Mais nous n’avons pas les bras croisés, a rétorqué Benoit Dorais, en admettant du même souffle que les systèmes informatiques de la Ville sont dans un piètre état. On fait des opérations manuelles, ça veut donc dire vraiment qu’on a des gens qui travaillent de façon très efficace à aller chercher les sommes qui sont dues à la Ville de Montréal.»

En 2018, ces trois applications ont généré des revenus de 189 millions de dollars.