Raymond G. Adlington, président de l’ABC.
Raymond G. Adlington, président de l’ABC.
L’Association du Barreau canadien souhaite que le fédéral s’engage à mieux financer l’aide juridique à l’aube de la campagne électorale qui sera déclenchée à l’automne.

L’ABC aimerait faire de cette problématique un enjeu électoral. L’organisme note que pour chaque période de trois donnée, la moitié de la population canadienne vivra un problème nécessitant des conseils juridiques. Or, l’aide juridique ne représente que 1% des budgets gouvernementaux, note l’Association.

« N’importe qui peut être touché par une question juridique qui exige l’intervention d’un avocat, que ce soit en raison, par exemple, de harcèlement vécu au travail, d’une éviction illégale ou d’une question d’accord sur la garde d’un enfant. Cependant, dans la plupart des provinces, toute personne travaillant à temps plein au salaire minimum gagne trop d’argent pour avoir droit à l’aide juridique », affirme par voie de communiqué le président de l’ABC Ray Adlington.

L’ABC informe que les problèmes juridiques ordinaires coûtent au moins 800 millions de dollars par an au trésor public, mais probablement beaucoup plus, y compris, 248 millions de dollars en versements supplémentaires au titre de l’aide sociale, 450 millions de dollars en prestations d’assurance-emploi et 101 millions de dollars en coûts supplémentaires au titre des soins de santé.