Me Alfred Buggé, spécialiste des fusions et acquisitions.
Me Alfred Buggé, spécialiste des fusions et acquisitions.
L’avocat Alfred Buggé du Groupe Mach affirme que la compagnie a toujours des chances de mettre la main sur Air Transat, même si cette dernière a accepté l’offre d’Air Canada.

Me Buggé soutient avoir une entente avec Québec en appui à la démarche du Groupe Mach pour l’achat à 14$ l’action de Transat, alors qu’Air Canada a proposé 13$ par action.

« Nous n'avons malheureusement pas le droit d'élaborer là-dessus, compte tenu de la confidentialité de l'entente. C'est plate. Je sais que ça peut être un peu frustrant », a dit le vice-président, fusions et acquisitions de Mach en entrevue avec La Presse jeudi.

Mardi, Mach annonçait une convention non contraignante avec le gouvernement du Québec et a déposé auprès du conseil d'administration de Transat une version amendée de sa proposition d’achat, retirant les conditions relatives au financement du gouvernement du Québec et la signature d'une convention de soutien et de dépôt d'actions entre Mach, le Fonds de solidarité FTQ et la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Lors de sa première proposition d’achat, Mach liait son intention à une aide financière d’environ 120 millions $ à être négociée. « Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'on ne publie pas un communiqué de presse du genre sans au préalable le faire valider par le gouvernement du Québec. Autrement, ça serait de la fraude », a spécifié l’avocat.

Même si Transat a accepté l’offre d’Air Canada, elle doit toujours être acceptée par les actionnaires. Or, le plus important actionnaire, Letko, Brosseau et associés, qui détient environ 20% de l’entreprise, s’est opposée à cette offre.

Le Fonds de solidarité FTQ et la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui détiennent respectivement 11,56 % et 5,83 % en actions, n'ont pas commenté la nouvelle jeudi.