Me Erik Lowe, de Merchant Law Group, Me Claudette van Zyl et Me François-David Paré de Norton Rose Fulbright.
Me Erik Lowe, de Merchant Law Group, Me Claudette van Zyl et Me François-David Paré de Norton Rose Fulbright.
Une action collective déposée contre le fabricant et le distributeur d’EpiPen concernant une rupture de stock en 2017 a été approuvée par le juge André Prévost de la Cour supérieure, le 9 juillet dernier.

L’auto-injecteur EpiPen, qui contient de l’épinéphrine, est utilisé comme traitement d’urgence pour un choc anaphylactique après une réaction allergique. Le 1er avril 2017, le fabricant Pfizer et le distributeur Mylan Specialty procèdent au rappel de lots d’EpiPen après que certains appareils ont été identifiés défectueux à l’international. Aucun problème n’a été répertorié avec un appareil distribué, le rappel est effectué à titre préventif.

La demanderesse, Annie Middleton, une résidente de Saint-Léon-le-Grand, souffre d’allergies alimentaires et au latex, notamment, tandis que son fils est allergique aux piqûres d’abeilles. Le 17 avril, elle se rend à la pharmacie Jean Coutu de Louiseville pour échanger ses tubes d’EpiPen, après avoir vu un reportage télévisé sur le rappel. Mais, sur place, elle apprend que le produit est en rupture de stock.

Me Erik Lowe, de Merchant Law Group, représente la demanderesse alors que Me François-David Paré et Me Claudette van Zyl de Norton Rose Fulbright représentent les défenderesses Pfizer et Mylan Specialty.

Mme Middleton soutient avoir subi de l’anxiété du fait de posséder des auto-injecteurs possiblement défectueux et de ne pouvoir les remplacer pendant une période de plus d’un mois en raison de la rupture d’inventaire, selon ce qui est écrit dans les documents de cour. Son fils aurait été davantage sujet à anxiété du fait qu’il souffre du syndrome Gilles de la Tourette et que ces événements se sont déroulés pendant la saison où s’activent les abeilles.

Le juge a donc statué que Mme Middleton a une cause en ce qui concerne la négligence des fournisseurs à disposer d’un inventaire suffisant de remplacement des auto-injecteurs rappelés. L’action collective pourra donc aller de l’avant.