Mes Jean-François Girard, Alexandre Lacasse et Caroline Charron.
Mes Jean-François Girard, Alexandre Lacasse et Caroline Charron.
Le cabinet DHC compte trois nouveaux associés dans sa direction. Mes Jean-François Girard, Alexandre Lacasse et Caroline Charron relèveront un nouveau défi de gestion dans leur carrière.

Qu’est-ce qui a inspiré ces trois avocats à prendre ce rôle? « De mon côté, j’ai toujours mené des groupes. Ça a commencé dès le cégep. J’ai plus accédé à la présidence du Centre québécois du droit de l’environnement. Je crois que j’ai des capacités de leader pour faire évoluer la boîte qui est un formidable véhicule en droit municipal et en droit de l’environnement », explique d’abord Jean-François. Le Barreau 1997 souhaite « pouvoir influencer la destinée » de DHC au cours des prochaines années.

« Une fois qu’on est devenu un bon avocat, la suite logique est de vouloir s’impliquer dans la gestion de l’entreprise, de passer au prochain niveau, dans un domaine qui requiert de nouvelles habiletés », juge Alexandre.

Un sentiment auquel fait écho sa collègue Caroline, qui n’aurait pas fait ce saut ailleurs que chez DHC. « Il est temps de passer à un autre niveau chez DHC, mais pas de devenir associée à tout prix. C'est le bon moment et c'est la bonne place », dit-elle, nommant le dévouement du cabinet envers ses clients comme source de motivation à devenir associée.

Avec cette nomination, est-ce donc dire qu’aujourd’hui, ils se retrouvent plus pauvres et que demain ils seront plus riches? « Ce n’est pas notre première considération!, lance Jean-François en riant. Ce qui nous anime, ce n’est pas tant la rémunération que l’opportunité de se réaliser professionnellement. »

Un changement de garde qui se prépare

C’est un changement de garde qui s’amorce tranquillement au sein de DHC avec ces trois nominations. « Essentiellement, on est la relève. Au cours des prochains 10 à 15, certains associés resteront sûrement actifs, mais la gestion du cabinet sera assurée par nous, les plus jeunes. C’est d’autant plus important qu’on se retrouve dès maintenant actifs dans les décisions que le bureau va prendre », estime la Barreau 2007.

Pour les trois collègues, le titre d’associé n’a pas modifié leur amour pour leur travail. « Le dévouement envers le bureau et nos clients était déjà là bien avant qu'on ait le titre. Ça ne change rien à ça qu'on soit devenus associés », confie Caroline, suivie de l’approbation de ses deux collègues.

Les trois nouveaux associés cumulent respectivement 17 ans de service chez DHC pour Jean-François, 13 ans pour Alexandre et neuf ans pour Caroline. Comment le cabinet arrive-t-il à fidéliser ses employés?

Pour Caroline, c’est la conciliation travail-famille et la liberté dans leur travail qui ont fait en sorte qu’elle s’est sentie à la maison chez DHC. « J'ai une famille et un travail qui me demande beaucoup, mais d'avoir une famille n'est pas un obstacle à ma carrière grâce à la liberté que notre profession nous donne. Je peux travailler du bureau ou de la maison, selon le dossier. »

Les valeurs de respect et d’entraide ont séduit Alexandre. « C’est agréable de venir travailler chaque matin dans un milieu où les gens se respectent et s’entraident. »

Quant à Jean-François, la bonne réputation de DHC convainc les avocats à se joindre au cabinet. « On met un point d'honneur à toujours arriver préparés dans nos dossiers, d'avoir des arguments de droit sérieux qui se défendent. On ne gagne pas tout le temps, mais on fait des combats loyaux et on a des débats intéressants en droit. »

Faire grandir et rayonner DHC

Une chose est sûre: les nouveaux associés s’engagent à faire rayonner le cabinet au cours des prochaines années. « Si vous me demandez aujourd’hui c’est quoi le plan de match quinquennal, je ne suis pas capable de vous le dire. Mais c’est certain que par nos réflexions, nos actions, on va aider le bureau à évoluer dans le contexte nécessairement changeant du droit, avec l’évolution du droit municipal et des changements climatiques », assure Jean-François, co-auteur de l’ouvrage de référence « L’environnement au Québec » publié chez Wolters Kluwer.

Les embauches et l’expansion du cabinet ne sont pas exclues, évalue pour sa part Alexandre, Barreau 2005. « C’est tout à fait possible que nous embauchions de nouveaux avocats prochainement. »