Me Josée Veilleux, procureure de la Couronne. Source : Radio-Canada
Me Josée Veilleux, procureure de la Couronne. Source : Radio-Canada
Me Josée Veilleux, procureure de la Couronne, est soupçonnée par son employeur d’avoir divulgué des informations privilégiées.

La nature des renseignements qui ont fuis demeure inconnue.

Me Veilleux a depuis été suspendue, et mutée de son poste en raison de ces allégations. Le DPCP a alors jugé que les allégations à l’égard de la juriste étaient assez graves pour justifier son transfert du Bureau de la grande criminalité et des affaires spéciales.

Celle-ci est désormais procureure au Bureau des affaires pénales, spécialisé en droit réglementaire.

Les allégations sont dévoilées dans une décision de la Commission de la fonction publique datant du 14 août 2019, consultée par Droit-Inc. Cette administration tranche des conflits entre l’État et ses employés.

L’association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP) conteste le transfert et la suspension de la procureure, et demandait des renseignements quant aux allégations qui pèsent contre elle.

L’APPCP défend d'ailleurs sa syndiquée. La Presse indique que l’organisation lui a transmis copie d’une « lettre interne qui indique qu’« aucune mesure disciplinaire » n’a été imposée à Me Veilleux et que toute trace de sa suspension a été retirée de son dossier d’employée.» Le syndicat interprète cette lettre comme étant une confirmation que l’employeur a blanchi l’avocate, rapporte le quotidien.

La Commission de la fonction publique estime que Me Veilleux est en droit de connaître les raisons ayant mené son employeur à la relever provisoirement de son poste ».