Me Paul Doroshenko et son ancienne stagiaire, Melissa Ojanen. Sources : Site Web de Acumen Law et LinkedIn de Melissa Ojanen.
Me Paul Doroshenko et son ancienne stagiaire, Melissa Ojanen. Sources : Site Web de Acumen Law et LinkedIn de Melissa Ojanen.
Un juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique a récemment jugé qu’un cabinet en droit criminel de Vancouver avait viré sa stagiaire sans motif valable et s’était même livré à des tactiques d’intimidation contre elle.

En entrevue avec Canadian Lawyer Magazine, Me Paul Doroshenko affirme avoir eu 18 stagiaires sous ses ordres chez Acumen Law, et n’a eu des problèmes qu’avec une seule d’entre eux: Melissa Ojanen.

« J’ai travaillé pendant trois mois avec une étudiante avec qui j’ai abouti à ce litige difficile », explique à Canadian Lawyer Me Doroshenko, avocat spécialisé dans les infractions liées à la conduite. « Il est difficile de résumer cette expérience en quelques jours de procès ou dans un jugement, trois ans après les faits. »

Doroshenko et Acumen ont vu leur plainte contre Ojanen pour bris de contrat, vol, introduction par effraction et utilisation illicite de supports marketing rejetée par le juge Geoffrey Gomery le 13 août dernier. Même que ce dernier a octroyé à Ojanen la somme de 68 944 $ en dommages-intérêts pour congédiement injustifié.

Acumen prétendait que la stagiaire avait volé des dossiers pour alimenter un blogue dédié à aller chercher des clients pour elle-même, au détriment de la firme.

Le juge Gomery a estimé que le cabinet a « a tiré des conclusions hâtives » sur les intentions de sa stagiaire avec son blogue.

Doroshenko a remis sa lettre de licenciement à Ojanen alors qu'elle suivait un cours de formation juridique, un « licenciement délibérément public », « inutile et psychologiquement brutal », a écrit Gomery.

Ce dernier ajoute que les accusations de Doroshenko ont rendu Ojanen inemployable dans la profession légale.

« Elle est victime d'un comportement injuste, de brimades et de mauvaise foi de la part de son ancien employeur et de son ancien directeur principal et a subi une détresse émotionnelle substantielle et prolongée en raison de ce comportement », en conclut le juge.