Représentés par Karim Renno, Daniel Moyston et Christopher Saliba allèguent avoir perdu 225 000 dollars après un investissement chez une entreprise spécialisée en cannabis. Photos : Sites Web de Renno & Vathilakis, Pinterest et Knownowcannabis.com
Représentés par Karim Renno, Daniel Moyston et Christopher Saliba allèguent avoir perdu 225 000 dollars après un investissement chez une entreprise spécialisée en cannabis. Photos : Sites Web de Renno & Vathilakis, Pinterest et Knownowcannabis.com
Daniel Moyston et Christopher Saliba, deux individus qui allèguent avoir perdu 225 000 dollars après un investissement chez Peloton Pharmaceuticals, une entreprise spécialisée en cannabis, poursuivent Edward Agopian, qui en était le président.

Les deux demandeurs expliquent avoir reçu des informations fallacieuses de la part de l’ex-président de l’entreprise montréalaise.

Christopher Saliba aurait perdu 150 000 dollars et Daniel Moyston, 75 000 dollars, apprend-t-on dans la demande introductive d’instance déposée au Palais de justice de Montréal.

Les investisseurs présumément floués sont représentés par Karim Renno de Renno & Vathilakis.

Fausse faveur

En 2016, en prévision de la légalisation du cannabis, Edward Agopian aurait proposé aux deux individus d’investir dans son entreprise, en indiquant que celle-ci avait « une valeur incroyable, et qu’il leur faisait une faveur en leur faisant cette proposition. »

L’entrepreneur aurait même indiqué à Daniel Moyston que Peloton Pharmaceuticals n’acceptait plus les investissements, « mais qu’il ferait une exception, en guise de faveur ».

Il aurait même ajouté que la santé financière de l’entreprise était bonne, que sa valeur exploserait « une fois que ses produits auraient atteint le marché ».

Mais voilà que l’été même, la réalité aurait été bien différente pour les deux nouveaux investisseurs : Peloton Pharmaceuticals aurait été placé sous la protection de la faillite.

Cela a mené la Cour supérieure à approuver son plan de réorganisation, malgré l’opposition des deux demandeurs, qui se seraient retrouvés les mains vides tandis qu’Edward Agopian aurait reçu une « généreuse compensation ».

Contacté par Droit-inc, l’entrepreneur n’a pas voulu commenter par soucis de confidentialité.