Me Jordana Loporcaro devient recruteuse juridique. Photo : Site Web de ZSA.
Me Jordana Loporcaro devient recruteuse juridique. Photo : Site Web de ZSA.
« Aider les gens ». Lorsqu’on demande aux avocats, qui sortent de l’école ou qui cumulent 30 ans de carrière, c’est plus souvent qu’autrement la motivation première qu’ils donnent à leur choix de pratiquer le droit.

Me Jordana Loporcaro n’est pas différente. Mais après plus de quatre ans de pratique, elle a déchanté. Elle a alors quitté le navire pour devenir recruteuse juridique.

« Très jeune, je rêvais de devenir avocate. Je voulais vraiment aider les gens, et je me suis dit qu'en droit de la famille on pouvait faire ça. »

Sauf que… rencontrer les clients, au final, ce n’est qu’une petite partie du travail de l’avocat. « 90% de mon temps était passé à monter le dossier. Cette partie du travail ne correspondait pas à ma personnalité. J'ai essayé pendant des années de faire en sorte que ça marche, mais au final, ce n'était plus pour moi. »

Mais comment continuer à aider les gens, alors que toute notre vie a été tournée vers un seul objectif: la pratique du droit? Pour Jordana, la sortie de la pratique a été une très longue réflexion.

Puis, un jour, devant une offre d’emploi de ZSA, elle a eu une illumination. « Je pouvais continuer à aider les gens... dans un contexte un peu plus agréable que de faire des divorces! Pour être un bon plaideur, un bon avocat, il faut que tu adores ton travail. Ce n'était pas mon cas avec la pratique du droit. »

Elle assure qu’elle ne retournera jamais en cabinet, même en situation catastrophe où elle perd son emploi. « Une fois que j’ai fermé cette porte-là, elle demeurera fermée. Je n'ai aucun regret! »

N’est pas un bon recruteur qui veut!

Les avocats qui décident de devenir recruteurs ont certainement un avantage sur quiconque qui choisit cette profession. Ils connaissent le marché et savent ce qu’est le travail en cabinet.

Mais ce n’est pas suffisant, dit Me Loporcaro. « Il faut être à l'écoute des gens. Il faut être capable de bien lire les gens. »

Elle conseille donc aux avocats qui seraient tentés de faire le saut du côté du recrutement juridique de faire une profonde introspection avant de se lancer.

« Parlez avec des gens qui ont des carrières alternatives et explorez pourquoi vous n’aimez pas votre travail. Est-ce que c'est le droit ou c'est plutôt les heures que vous n’aimez pas? Il y a certainement une place avec de meilleures conditions de travail avant de faire le saut hors de la pratique. »