Me Dominique Vallières, de Lavery, et Emmanuel Anassis, ex-client établi dans les paradis fiscaux. Photos : Sites Web de Lavery et de DAC aviation.
Me Dominique Vallières, de Lavery, et Emmanuel Anassis, ex-client établi dans les paradis fiscaux. Photos : Sites Web de Lavery et de DAC aviation.
Le cabinet réclame 116 743,45 $ en frais juridiques impayés à Emmanuel Anassis, sa compagnie DAC Aviation et ses filiales.

Me Dominique Vallières, de Lavery, est responsable du dossier pour le cabinet montréalais.

Lavery a défendu cette compagnie d’aviation citée dans les « Mauritius Leaks » en Cour supérieure et en Cour d’appel.

Les avocats Jean-Yves Simard et Alexandra Belly-McKinnon, de Lavery, avait assuré la défense d’Anassis et DAC en Cour supérieure contre Cessna Finance Export Corporation et Textron Financial Corporation, en juillet 2018.

Incapable de payer ses prêts à Cessna et Textron pour deux appareils, DAC a dû les remettre à ses créanciers. DAC réclamait en Cour supérieure une somme d’environ 430 000 $ pour défauts de qualité des appareils. Sa demande a été rejetée, tout comme son appel.

Droit-inc a tenté de rejoindre Emmanuel Anassis et DAC Aviation mais est tombé sur des boîtes vocales pleines et une adresse courriel inopérante. Lavery a pour sa part refusé de commenter le dossier devant la cour.

Adepte des paradis fiscaux

DAC est une entreprise d’aviation montréalaise qui a des contrats avec l’ONU, le gouvernement canadien, la Croix-Rouge, l’Union européenne et Médecins sans frontières pour des vols humanitaires.

Dans des documents rendus publics au Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) par le cabinet Conyers, DAC Aviation a constitué une filiale à l’île Maurice afin d’acheter trois avions à hélices de marque de Havilland, en 2005 et en 2006.

Les avions ont toutefois été immatriculés au Kenya plutôt qu’à l’Île Maurice. Un traité entre les deux pays permet aux entreprises d’éviter la double imposition.

Joint par le Journal de Montréal en juillet dernier, Alain Desrochers, président de DAC de 2000 à 2014, a refusé de commenter le choix de l’île Maurice pour y effectuer l’achat des trois avions. « Demandez à M. Anassis », a-t-il lancé.

Notons qu’il n’y a rien de strictement illégal dans cet achat d’avions.

Maniaque de course automobile, M. Anassis et sa femme avait été épinglés par Revenu Québec pour avoir passé des dépenses personnelles sur le compte de DAC.