Me Nicolas Déplanche peut mettre l’université derrière lui. Photos : LinkedIn de Nicolas Déplanche.
Me Nicolas Déplanche peut mettre l’université derrière lui. Photos : LinkedIn de Nicolas Déplanche.
Bac, maîtrise et doctorat… puis bac à nouveau. Mais enfin, Me Nicolas Déplanche peut mettre l’université derrière lui, maintenant avocat en droit de la santé et litige commercial chez Morency, à Québec.

Pourtant, tout portait à croire que Me Déplanche enseignerait l’histoire au cours de sa carrière. Après un bac et une maîtrise dans ce domaine à l’Université de Montréal, il s’envole pour l’Université de Californie à Irvine pour y compléter un doctorat. Il débutera même l’enseignement à cette université.

« C'est un milieu assez particulier dans lequel pour réussir, il faut prendre des risques assez importants. Il faut travailler longtemps pour bâtir un dossier avec peut-être la perspective de ne pas avoir un poste à temps plein dans une université, ce qui était mon objectif à la base. J'ai évalué que ça n’en valait pas la peine et j'avais davantage envie de faire autre chose », avoue l’avocat.

Il juge toutefois que son passage dans les études supérieures n’aura pas été vain. « Ça m'aide beaucoup au niveau des habiletés de synthèse, de lecture et de rédaction assez rapides. En droit, on ne peut pas passer trois semaines à essayer d'apprendre une notion pointue, on doit être capable de se former nous-même rapidement sur certains éléments-clés d'un dossier. »

C’est à l’Université Laval qu’il complètera sa formation universitaire en droit en 2017, tout en ayant l’opportunité de son stage chez Morency. Il devient membre du Barreau en 2018 et obtient l’opportunité d’aller travailler comme auxiliaire juridique à la Cour suprême.

« Pour moi, c'était une façon de continuer ma réflexion en droit sur des questions plus théoriques, des questions plus complexes, mais sans avoir à aller faire des études supérieures en droit. »

Alors, qu’est-ce qui fait que cet intellectuel a envie de travailler dans le concret en droit de la santé et en litige? « J'avais envie d'appliquer au jour le jour des connaissances que j'avais acquises. D’autre part, certains dossiers, notamment dans le secteur de la santé, demandent des réflexions élaborées sur des questions de droit qui peuvent être théoriques. Je vais pouvoir mettre mon expertise en recherche à contribution », conclut-il.