Michael Henaf et Karine St-Michel, et les avocats Julius Grey et Mathieu Laplante-Goulet. Photo : Noovo.ca, LinkedIn de Mathieu Laplante-Goulet et Radio-Canada
Michael Henaf et Karine St-Michel, et les avocats Julius Grey et Mathieu Laplante-Goulet. Photo : Noovo.ca, LinkedIn de Mathieu Laplante-Goulet et Radio-Canada
Ils pensaient trouver l’amour à Occupation Double mais ils ont plutôt eu affaire à de la bisbille. Michael Henaf, candidat d’Occupation Double Grèce poursuit Karine St-Michel et Alexandra Cosentino d’OD Bali et Kassandra Bergeron-Thivierge de XOXO, ainsi que les sites à nouvelles artistiques Hollywood PQ, Narcity et Showbizz.net conjointement pour 100 000 $ en dommages et intérêts pour atteinte à sa réputation.

L’influenceur et acteur a fait appel à Mes Julius Grey et Mathieu Laplante-Goulet de Grey Casgrain pour intenter les procédures judiciaires. Michael estime que les propos véhiculés par les trois femmes sur les réseaux sociaux, et repris par les sites web sans tenir compte de son point de vue, nuisent à sa réputation ce qui l’empêcherait d’obtenir des contrats de travail.

Comme mettre sa face sur un poteau

En entrevue avec Droit-inc, Me Laplante-Goulet estime que les gens devraient être plus prudents sur ce qu’ils écrivent et diffusent sur les médias sociaux, comparant les réseaux sociaux à la campagne électorale actuelle.

« C'est comme mettre une pancarte sur un poteau. Quand on met quelque chose publiquement sur les réseaux sociaux, c'est visible et ça peut affecter les gens. »

Une histoire en deux temps

Les faits reprochés aux ex-candidates et aux médias numériques se déroulent en deux temps. Au début décembre 2018, Michael et Karine St-Michel mettent fin à leur relation. Sur Messenger, cette dernière a écrit « tu vas le regretter » à son ancienne flamme, selon ce qui est écrit dans la demande introductive d’instance.

Suivent ensuite deux articles, le premier de Hollywood PQ intitulé « C’est fini entre Karine St-Michel et Michael » et « On te démêle toute la m*rde entre Karine St-Michel et Michael d'Occupation Double » de Narcity. Dans ce deuxième, on peut voir des captures d’écran d’une conversation entre Karine et Michael, partagée sur Instagram par Karine, où elle l’accuse de manquer de respect envers elle et de l’avoir trompée avec Kassandra de XOXO.

Puis, en juillet dernier, Michael aurait « posé un lapin » à Alexandra Cosentino, à l’Aéroport de Miami, soulevant l’ire des anciennes candidates.

Sur Instagram, Karine St-Michel écrit : « Je shake tellement je suis fâchée et enragée. Le pire, c'est qu'il ne lui répond pas depuis hier, et il fait des stories. (...) C'est exactement le genre de choses qu'il m'a fait subir pendant un mois. Le monde ne me croyait pas qu'il était comme ça. (...) Des gens venaient me dire que j'étais folle! (...) Le pire, encore plus, c'est que je ne suis pas la seule à qui il a fait ça. Il l'a fait à une fille de la téléréalité en France qu'il a faite en décembre. À combien de filles il a fait ça? »

Des articles sont de nouveau relayés pour parler de cette bisbille entre les quatre vedettes de téléréalité sur Instagram, sans jamais demander le point de vue de Michael, selon la poursuite.

Le 24 juillet, Karine St-Michel publie une story dans laquelle elle prétend que Michael aurait « gardé des « photos sexy des filles (…) sans aucun vrai but professionnel », a « abandonné une femme seule à l’aéroport », a « été violent et agressif envers des femmes », a « menti à répétition » et a manqué « de respect envers des femmes ».

Ce n’est pas parce qu’une story est visible 24 heures qu’elle est sans danger, rappelle Me Laplante-Goulet. « Une capture d'écran d'une story, ça se fait. Dans les articles qui sont soumis en support à notre requête, c'est justement ce qui est arrivé. Déjà que c'est public dans la story d'un influenceur, quelqu'un peut en faire une capture, la partager à d'autres, et ça fait boule de neige. »

Les trois sites web poursuivis ont relaté l’histoire. Michael les a alors mis en demeure de retirer les articles, mais seul Showbizz.net l’a fait, en affirmant toutefois n’avoir rien à se reprocher.

Michael réclame donc 50 000 $ en dommages moraux pour atteinte à sa réputation, 20 000 $ pour stress, 20 000 $ en dommages pécuniaires, et 10 000 $ pour dommages exemplaires pour total de 100 000 $.