Me Guillaume Lavoie quitte Lavery après 12 ans de pratique au sein du cabinet. Photo : Archives Site Web de Lavery
Me Guillaume Lavoie quitte Lavery après 12 ans de pratique au sein du cabinet. Photo : Archives Site Web de Lavery
Me Guillaume Lavoie quitte Lavery après 12 ans de pratique au sein du cabinet et intègre le groupe Capital investissement privé à titre d’associé de Torys, au bureau de Montréal.

Le Barreau 2007 amène donc une pratique en fusion et acquisition, dans lequel il est reconnu par Best Lawyers, au bureau qui est davantage spécialisé en litiges civils, corporatifs et commerciaux ainsi qu’en règlement de différends. Droit-inc lui a parlé…

Droit-inc: Qu'est-ce qui vous a séduit chez Torys pour que vous décidiez de quitter Lavery?

Guillaume Lavoie : Ma collaboration avec Torys date de plusieurs années. J'avais besoin de travailler avec Torys pour aider mes clients avec leurs besoins hors Québec, au Canada ou aux États-Unis. Je devais aussi collaborer avec les bureaux de Toronto et de New York à travers différentes transactions sur lesquelles Torys travaillaient et avaient des besoins au Québec.

Au cours des années, j'ai constaté qu'il y avait beaucoup d'affinités entre nos façons respectives de travailler au niveau du type de clients qu'on dessert, du type de pratique que l'on a, ainsi qu'au niveau de la culture d'entreprise et de la façon de travailler.

Avec l'évolution des besoins de nos clients respectifs, on a constaté de part et d'autre que ça avait du sens d'amener cette collaboration à un autre niveau et de me joindre à l'équipe de Torys.

Quand on change d'employeur, c'est souvent qu'il y a quelque chose qui n'est plus à notre goût. Qu'est-ce qui ne fonctionnait plus chez Lavery?

J'ai passé ma carrière chez Lavery. Mon choix de joindre Torys ne doit pas être perçu comme l'évolution de sentiments ou de perceptions à l'égard de Lavery. C'est une évolution naturelle de ma pratique, avec la réalité avec mes clients. Ce n'est pas un départ qui s'est fait dans la mésentente, d'un divorce ou d'un manque de satisfaction, ou quoi que ce soit du genre.

L’associée-directrice du bureau de Montréal de Torys, Me Sylvie Rodrigue, m'a informé que vous formerez une nouvelle équipe autour de vous?

Notre intention, à court terme, c'est de constituer une équipe de quelques salariés pour m'aider à l'exécution de mes dossiers à Montréal. Cela dit, en droit des affaires et transactionnel, les dossiers traversent les frontières. Je me joins à une énorme équipe, qui travaille de façon collaborative entre tous les bureaux.

Ma pratique s'inscrit dans un domaine dans lequel Torys excelle depuis toujours. Alors qu'avant, je ne disposais que d'une petite équipe dans mon ancienne vie, maintenant j'ai la chance d'avoir une profondeur incroyable pour m'aider dans mes dossiers.

Donc seulement une petite équipe à Montréal…

Au niveau culture d’entreprise, Torys et moi, on est sur la même longueur d'onde. Le désir n'est pas de croître rapidement, c'est de répondre aux besoins de nos clients. Avec ce qui existe actuellement chez Torys, je peux déjà répondre à la majorité de leurs besoins. Je n'anticipe pas la nécessité de plus que quelques salariés. Mais avec le temps, si les besoins de nos clients évoluent, on verra. L'intention n'est toutefois pas de devenir une grosse équipe de droit des affaires à Montréal.

Vous êtes impliqué dans les Jeunesses musicales du Canada. Que représente la musique dans votre vie?

Je suis un grand amateur des différentes musiques classiques ainsi que du jazz. Je suis né et j'ai grandi en région éloignée, à La Malbaie, dans un contexte où l'accès à la culture à l'époque n'était aussi facile qu'aujourd'hui avec les technologies de l'information.

La mission des Jeunesses musicales, c'est justement d'amener des jeunes professionnels en tournée à travers le Québec, le Nouveau-Brunswick et une partie de l'Ontario, dans des régions où les habitants n'ont pas la chance d'aller voir des orchestres symphoniques aussi facilement que les gens de Montréal. C'est une mission qui me rejoint parfaitement.