Me Panagiota Dafniotis. Photo : lexpert.ca
Me Panagiota Dafniotis. Photo : lexpert.ca
Me Panagiota Dafniotis s’est forgé une solide expérience en propriété intellectuelle au cours de sa carrière. En tant que conseillère juridique pour la RBC pendant une vingtaine d’années, elle a pu travailler auprès de nombreux clients, petits et grands.

Son CV semble avoir tapé dans l’oeil du cabinet Dentons, qui lui a offert le poste de chef de l’équipe nationale spécialisée en propriété intellectuelle. Droit-inc lui a parlé.

Droit-inc : Pourquoi avez-vous choisi de joindre Dentons après 20 ans au même endroit?

Panagiota Dafniotis : Dentons est un cabinet avec une présence globale très intéressante en termes d'expertise dans différents secteurs et dans différentes pratiques. Plus j'en apprenais sur Dentons, plus je me rendais compte que c'était un cabinet avec lequel je partageais beaucoup de valeurs et beaucoup d'intérêt, notamment en innovation, en approche pratique avec les clients, etc. Je voyais là des choses très intéressantes pour la prochaine étape de ma carrière.

Cette étape est de devenir chef de l'équipe nationale en propriété intellectuelle. Quelle sera votre mission dans ce poste?

C'est de faire grandir l'équipe et l'expertise du département pour être en mesure de bien servir les clients. Nos clients ont besoin de soutien en propriété intellectuelle de façon quotidienne. Nous voulons établir une expertise nationale dans ce domaine pour desservir tous nos clients au Canada. Ça implique d'agrandir l'équipe, mais aussi d'approfondir l'expertise en collaboration avec d'autres professionnels du cabinet qui travaillent dans différents secteurs et domaines.

Combien d'avocats travailleront dans votre équipe et comment fonctionnera le travail? Est-ce que vous serez appelée à vous déplacer d'un bout à l'autre du pays, ou ça se passera davantage à Montréal?

Une équipe nationale signifie pour nous une collaboration nationale. Donc, je m'attends à pouvoir travailler en personne et à distance avec l'équipe qui sera en place. Il n'y a pas un nombre d'avocats comme tel à vous donner aujourd'hui. Les besoins de nos clients sont la première considération que nous avons et non pas un nombre déterminé pour l'équipe d'avocats.

Pour le moment, je travaille avec les gens en place pour évaluer où on doit augmenter nos ressources. Je suis dans les premiers jours de mon mandat. Ce serait trop rapide pour moi de vous décrire exactement mon modèle, car il faut commencer avec une bonne compréhension des besoins de nos clients.

Je lisais le communiqué émis pour annoncer votre nomination et l'associé du directeur Claude Morency vous décrit comme une « avocate exceptionnelle » et « un atout formidable ». Ressentez-vous là une certaine pression de performance?

Hahaha! Je ne ressens pas de pression, je dirais même que c’est le contraire. Je me sens extrêmement bien appuyée dans mon mandat. Depuis le début, j'ai ressenti un engagement et une bonne compréhension de l'importance de la propriété intellectuelle pour les clients. Ça sonne simple, mais ce n'est pas quelque chose qu'on trouve partout et facilement. Les gens chez Dentons, comme Claude, ont cette compréhension. J'ai l'impression que j'ai le vent dans le dos, c'est un appui extraordinaire.

S'il y avait quelque chose que vous pourriez changer ou modifier dans votre parcours professionnel, qu'est-ce que ce serait?

Je ne regarde pas en arrière, j'aime mieux regarder en avant. Je trouve que j'ai une expertise et une expérience variées. Avant d'arriver chez Dentons, j'ai eu la chance de travailler avec des petites et des grandes entreprises, dans mon rôle à la RBC. Je crois que je ne changerais absolument rien. J'ai eu l'occasion de voir toutes sortes de dossiers, de clients et de pratiques. C'est une richesse pour moi dans ce que j'apporte dans mon travail.

Alors qu'est-ce qui ne fonctionnait plus à la RBC pour que vous quittiez?

Ce n'était pas que ça ne fonctionnait plus. Ma décision vient de la réflexion de ce que je voulais accomplir maintenant dans ma carrière, quelles sortes de défis je voulais relever. Ici, chez Dentons, c'est un mandat très différent de ce que je faisais à la RBC, mais avec quand même des similarités très intéressantes. Des choses que j'ai développées auparavant me servent toujours aujourd'hui dans mon quotidien. J'amène chez Dentons un coffre à outils bien rempli.