Me Jean-François Vadeboncoeur. Photo: Site Web de Gowling WLG
Me Jean-François Vadeboncoeur. Photo: Site Web de Gowling WLG
Me Jean-François Vadeboncoeur est le nouveau chef du groupe de Droit des affaires chez Gowling WLG.

Barreau 2001, il pratique le droit dans le groupe Institutions financières et services financiers, plus particulièrement dans le secteur du financement bancaire.

À 41 ans, c’est donc un nouveau chapitre de sa carrière qui s’ouvre. Droit-inc a voulu en savoir un peu plus sur les défis d’une telle fonction.

Droit-inc : Comment avez-vous accueilli cette nomination?

Me Vadeboncoeur : Avec de la joie, de la fierté, avec humilité aussi. Cela témoigne de la confiance de mes pairs. Je vais désormais guider le département pour les prochaines années, c’est une belle responsabilité. J’adore ce que je fais, gérer la croissance, les équipes, la clientèle. Mon travail marie mes objectifs principaux d’entrepreneuriat avec la pratique du droit.

Devenir associé c’était quelque chose que vous aviez en tête dès le départ?

Oui, dès que je suis entré en pratique privée. C’était un objectif que j’avais en tête. Au tout début d’ailleurs le droit n’était pas mon premier choix. Je venais d’une famille d’entrepreneurs et je voulais me lancer en affaires! Mais je me suis dit : le droit mène à tout! Et finalement j’ai adoré ça!

Concrètement, quels vont être vos mandats comme chef de département?

Je ne vais pas cesser ma pratique, et je vais continuer à m’occuper des clients et de leurs dossiers. À cela va s’ajouter un rôle de leader. Je vais donner des orientations, motiver nos jeunes, les inspirer, coordonner les efforts de tout le monde de pair avec les orientations du cabinet. C’est un rôle de gestion mais aussi de vision. Je fais aussi partie du comité de gestion avec l’associé directeur et les chefs de secteur. On va s’occuper de la gestion locale du cabinet, à Montréal.

C’est quoi un bon leader selon vous?

C’est quelqu’un qui est capable d’inspirer, de prêcher par l’exemple, de motiver.

Quel est le plus grand défi d’un leader en grand cabinet aujourd’hui selon vous?

L’un des plus grands défis c’est d’amener les gens de l’équipe vers une vision commune et mettre leurs efforts en commun. Une équipe doit travailler ensemble si on veut du succès.

J’ai aussi pour objectif d’améliorer la visibilité du cabinet. D’après Bloomberg, nous sommes premiers au niveau des F&A dans le marché mid-market en 2018, et 13e au niveau mondial. C’est une chose que les gens ne savent pas, aussi parce que les transactions ne sont pas médiatisées. Mais on a une présence internationale depuis l’intégration de WLG. Je veux mettre l’emphase là-dessus.

Quel regard portez-vous sur le milieu juridique? Quels sont les enjeux les plus importants de la profession aujourd’hui selon vous?

Il y en a plusieurs, d’abord la question de la tarification. Nous avons un milieu compétitif, les gens sont informés et sont moins fidèles qu’avant à leur conseiller, ils vont même magasiner et parfois on est vus comme une commodité.

L’autre chose ce sont les changements économiques mais aussi générationnels, la relève fait le travail différemment, ils ont une approche différente de la conciliation travail / famille, il faut en tenir compte. Reste qu’on est dans le domaine des services, il faut être disponibles, sortir du lot. Il faut donc concilier tout cela, ce n’est pas toujours facile.

Comment faites-vous pour garder la flamme pour le droit?

Ce n’est pas un gros défi car j’adore ce que je fais. J’ai toujours été bien entouré, ce qui est source de succès au niveau d’une équipe. Par mes clients également, des gens intéressants. Il y a tout le temps des défis, ce n’est jamais routinier. En plus, s’ajoutent à ça les nouveaux défis qui m’attendent, de gestion et d’organisation de l’équipe.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune avocat qui voudrait suivre vos traces?

Faut être curieux, poser des questions, ne pas avoir peur de s’investir dans un milieu complexe qui change constamment. Il faut s’investir à fond!