Me Extra Junior Laguerre. Photo : Site Web de Jeune Barreau Montréal.
Me Extra Junior Laguerre. Photo : Site Web de Jeune Barreau Montréal.
Me Extra Junior Laguerre se lance dans « La guerre fiscale ». L’avocat fiscaliste se transformera en professeur de fiscalité, deux samedis par mois, afin de venir en aide aux contribuables dans leurs démarches avec les agences du revenu du Québec et du Canada.

Le but de cette formation de deux heures en direct sur Internet est de mieux comprendre la démarche pour contester un avis de cotisation reçu de l’ARC ou de l’ARQ.

« On offre habituellement des services forfaitaires ou à taux horaire, mais parfois les gens n'ont pas besoin de ça. Il y a des choses qu'ils peuvent faire seuls. Avec La guerre fiscale, je vise les gens qui croient avoir un recours et qui trouvent que je coûte trop cher », explique Me Laguerre à Droit-inc.

Les statistiques en faveur des contribuables

C’est d’ailleurs en analysant des statistiques de l’Enquête sur le sentiment d’accès et la perception de la justice au Québec du ministère de la Justice parue en 2016 que Me Laguerre a eu l’idée du cours. On y révélait que 69% des Québécois croient qu’ils n’auraient pas les moyens financiers de défendre et faire valoir leurs droits devant les tribunaux, et 87% de ces répondants estiment que ce sont les honoraires d'avocats qui les empêchent d'avoir ces moyens.

Et les contribuables ont raison de vouloir contester leurs avis de cotisation. Selon des statistiques de l’ARC, entre le 1er avril 2013 et le 31 mars 2018, 60% des décisions relatives aux oppositions résultant d’une vérification ont, en tout ou en partie, été en faveur des contribuables. Du côté de l’ARQ, cette statistique oscille entre 38% et 56%.

« Les gens sont déjà imposés à hauteur de 49% de leur salaire et on leur demande de payer encore plus d’argent alors qu'ils n'ont pas à le faire parce qu'il y a des erreurs. Je peux les aider à un coût modique pour la situation qu'ils ont à défendre. »

Celui qui avoue que son plus grand défi sera de rejoindre cette clientèle spécifique aura-t-il envie de troquer la toge pour un veston de prof?

« Ce n'est pas un objectif de devenir prof de droit! J'aime beaucoup être travailleur autonome. J'aime faire des affaires », conclut le Barreau 2007.

La guerre fiscale est en ligne ici.