Eric Nitz, un associé du cabinet MoloLamken de Washington, D.C. Photo : Law.com
Eric Nitz, un associé du cabinet MoloLamken de Washington, D.C. Photo : Law.com
Pour les amateurs du Canadien de Montréal, on est habitué de voir des joueurs qui ne connaissent pas une bonne soirée. La rondelle ne roule pas pour eux, ils ont l’impression d’être toujours deuxième sur la rondelle, et ils manquent leurs mises en échec.

Les avocats ont des journées comme ça aussi, indique Eric Nitz, un associé du cabinet MoloLamken de Washington, D.C.

Responsable du recrutement de la firme, il livre dans The American Lawyer ses conseils pour aider les jeunes avocats à faire face à une dure évaluation de leur supérieur. Dans la vie comme au hockey, il est important de garder la tête froide et de noter le positif.

1- Appréciez la rétroaction

Personne n'aime se faire dire que son travail n'a pas répondu aux attentes ou qu'il nécessite des améliorations. Mais dites-vous que pour votre supérieur, fournir une rétroaction significative nécessite une réflexion approfondie. Cela prend du temps et de l'énergie, choses peu disponibles chez les avocats chevronnés.

Considérez leurs commentaires comme un investissement pour vous et pour l’avenir de votre organisation. Ce n'est peut-être pas facile à voir sur le moment, mais une critique détaillée, aussi difficile soit-elle, signifie que vous êtes apprécié.

2- Évaluez et communiquez

Une évaluation constructive, mais difficile, vous aidera à comprendre quelles erreurs ont été commises. Mais pour y arriver pleinement, il vous faudra une certaine introspection et un suivi avec votre supérieur pour identifier pourquoi votre travail a été insuffisant.

Peu importe la raison de votre critique sévère, penchez sur pourquoi ces problèmes se sont produits.

Discutez ensuite avec votre supérieur des facteurs contribuant aux problèmes que vous avez rencontrés, sans toutefois chercher des excuses. Ce dialogue vous permettra d'apprendre de vos erreurs et de les éviter à l’avenir. Cela démontrera également que vous appréciez les commentaires et que vous vous engagez à vous améliorer.

3- Vous n’êtes pas seul

Personne n'aime se faire dire que son travail n'était pas à la hauteur, en particulier les avocats, qui vivent de la performance. Mais ruminer une critique approximative ou s’isoler ne vous aidera pas.

Parlez à d'autres avocats qui ont surmonté des défis similaires. Ils peuvent vous dire ce qui a fonctionné pour eux et identifier les ressources - livres, programmes, coachs professionnels - qui les ont aidés à les mettre sur la voie du succès.

4- Démontrez que vous vous êtes amélioré

C’est facile d’éviter de répéter une expérience qui a conduit à une critique acerbe, mais cherchez ces opportunités.

Après avoir identifié ce qui a foiré, soyez le premier à lever la main lorsque l'occasion se représentera. Vous aurez la chance de mettre en œuvre votre plan d’amélioration, de prouver que vous pouvez accepter les critiques et de vous développer en tant que jeune avocat.

Au final, dit Eric Nitz, les meilleurs avocats sont reconnaissants envers les mentors et les collègues qui offrent leurs points de vue sans fioritures et qui sont disposés à investir le temps et les efforts nécessaires à une critique sérieuse.