Me Marielle Trottier. Photo : LinkedIn de Marielle Trottier
Me Marielle Trottier. Photo : LinkedIn de Marielle Trottier
Me Marielle Trottier est la nouvelle conseillère juridique d’Héma-Québec.

Dans le cadre de son nouveau rôle, la Barreau 2014 accompagnera et conseillera notamment les gestionnaires dans leurs activités juridiques en plus de rédiger et réviser divers types de convention.

« La position qui s'est ouverte ici est axée en droit de la santé, qui est le domaine dans lequel j'essaie de faire ma niche, avoue Me Trottier à Droit-inc. Je me disais que c'était l'occasion de développer mes aptitudes développées un peu partout. »

Avant d’accepter ce poste, Me Trottier était conseillère syndicale au sein de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec.

Elle a également oeuvré au sein du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, du cabinet Allali Brault, de la Régie des rentes du Québec, de la Fondation pour l’aide aux travailleurs et aux travailleurs accidentés et des Médecins francophones du Canada.

L’avocate explique que tous ses emplois étaient des contrats, tout comme celui qu’elle vient de décrocher chez Héma-Québec. À son avis, les offres de postes permanents sont plus rarement offerts en droit de la santé.

« Je veux rester en droit de la santé, c’est mon intérêt prioritaire, précise-t-elle. J’ai donc préféré opter pour des contrats que de m’assurer une carrière dans un domaine moins rapproché de mes intérêts personnels. »

De toute manière, contrat ou pas, Me Trottier tient sa pratique personnelle. Elle a complété des contrats avec des chercheurs et des petites entreprises notamment en matière de brevets.

Santé et droit

Il faut savoir qu’à la base, Me Trottier ne semblait pas prédestinée à une carrière en droit.

Elle a débuté ses études universitaires par un baccalauréat en kinésiologie, ainsi qu’une maîtrise en génie biomédical à la Polytechnique de Montréal. En tant que skieuse de bosses, elle détenait un grand intérêt pour la biomécanique humaine.

Sauf qu’une blessure au bras au travail est venue contrecarrer ses plans.

« Dans ce domaine, il était probable que je doive travailler avec des objets vibrants ou dans des températures extrêmes, chose que je n’étais pas certaine de pouvoir faire, raconte-t-elle. Je me suis donc questionnée à savoir quels étaient mes intérêts et j’ai pu jumeler la santé au droit. »

Elle s’est donc inscrite à l’Université de Montréal en droit, en plus d’obtenir une maîtrise en droit et politiques de la santé à l’Université de Sherbrooke.

Un ricochet en droit qu’elle semble loin de regretter.

« J’aime aller chercher des raisonnements juridiques, trouver la logique du droit, trouver comment des concepts sont interreliés. C’est vraiment l’aspect intellectuel du droit que j’aime », se réjouit-elle.