La juge de la Cour supérieure Hélène Di Salvo ne mâche pas ses mots en ce qui concerne Max Aubin. Photos : Radio-Canada et Facebook
La juge de la Cour supérieure Hélène Di Salvo ne mâche pas ses mots en ce qui concerne Max Aubin. Photos : Radio-Canada et Facebook
La juge de la Cour supérieure Hélène Di Salvo ne mâche pas ses mots.

« Je suis là aussi pour la protection du public. Je l’ai entendu (le reportage de TVA Nouvelles) et je vous demande de me présenter une preuve. Je trouve ça troublant, inquiétant et… je m’arrête là », a-t-elle déclaré au palais de Justice de Joliette, le 16 janvier dernier, selon ce que rapporte Le Journal de Montréal.

Max Aubin a poignardé sa conjointe Mylène Laliberté à 62 reprises avec deux couteaux, en janvier 2017. Incarcéré depuis ce drame, le meurtrier utilisait jusqu’à tout récemment un cellulaire pour entretenir une relation avec une potentielle proie facile, une jeune femme atteinte de déficience intellectuelle.

La juge ne décolère pas de cette situation.

« Pour moi, ça va au-delà de la simple possession. Je comprends que le cellulaire servait à autre chose qu’à jouer à Candy Crush ou à regarder les nouvelles ».
La magistrate a pris la décision, face à cette récente découverte, de reporter la sentence de Max Aubin au printemps prochain.

« Les éléments nouveaux sont assez troublants pour que le tribunal ressente le besoin d’en savoir plus. Je ne peux surtout pas faire semblant que ça n’existe pas », a-t-elle affirmé.

Max Aubin a plaidé coupable à un chef réduit de meurtre non prémédité, en décembre dernier. En prison depuis trois ans, il connaîtra donc sa sentence au printemps prochain.