Me Félix Lalonde est l'avocat de Sébastien Mathieu. Photos : Sites Web de Leinhos Lalonde s.e.n.c.r.l. et de Bell
Me Félix Lalonde est l'avocat de Sébastien Mathieu. Photos : Sites Web de Leinhos Lalonde s.e.n.c.r.l. et de Bell
Le 11 octobre 2018, un homme se serait fait passer pour la victime alléguée, Sébastien Mathieu, à une succursale de Bell à Vancouver, révèle La Presse. Lui-même employé de BCE, la maison-mère de Bell Mobilité, M. Mathieu habitait alors à Rimouski.

L’inconnu de Vancouver aurait obtenu le transfert de la ligne de M. Mathieu sur une carte SIM. Aucune vérification de l’identité de l’usurpateur n’aurait été effectuée. Dès la transaction à l’autre bout du Canada, Sébastien Mathieu n’a pas pu appeler de son propre appareil pendant trois heures. Mais le pire était à venir.

Le pirate a réussi à « recevoir un code d’identification par message SMS » lui donnant accès au compte Gmail de M. Mathieu après avoir créé un nouveau mot de passe.

Nouveau mot de passe aussi pour Coinsquare, une plateforme de cryptomonnaie où Sébastien Mathieu engrangeait des bitcoins. Le pirate lui aurait alors dérobé 83 300 $.

M. Mathieu soutient que Bell n’a pas « respecté les obligations les plus élémentaires de prudence » en traitant le dossier.

« En transférant le compte du demandeur auprès d’un tiers inconnu, et ce, sans faire une vérification aussi simple et évidente que de téléphoner au numéro du demandeur avant de ce faire, le ou les préposés de la défenderesse ont été soit négligents dans l’administration du compte du demandeur ou complice à l’opération », écrit l’avocat de Sébastien Mathieu Me Félix Lalonde.

Bell nie toute responsabilité dans le piratage du téléphone.