Photo : Shutterstock
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L’un des aspects les plus difficiles de la profession d’avocat, c’est qu’on se retrouve souvent dans sa petite bulle séparée du reste du monde… et c’est encore pire quand on est indépendant!

Comment faire alors lorsqu’on a besoin d’aide ou de conseils? Lawyerist.com a justement quelques conseils pour vous.

Première étape : sachez ce dont vous avez besoin

Mieux vaut savoir exactement ce qu’il vous faut comme aide avant de décrocher le téléphone. Quelques questions à vous poser :
  1. Avez-vous besoin d’information à propos d’un ou deux enjeux liés à la cause?
  2. Combien de temps aurez-vous besoin pour discuter de ces questions?
  3. Devez-vous vous faire enseigner un domaine de pratique?

Les réponses à ces questions devraient vous guider dans la façon de demander l’aide… et quelle sorte d’aide vous demandez au juste.

Vous devriez également utiliser le mode de communication correct lorsque vous demandez un coup de main. La plupart des professionnels préfèrent de loin un appel de 10 minutes qu’une longue suite de courriels étalée le long d’une journée. Si on s’enligne pour une discussion détaillée, mieux vaut alors un dîner d’une heure que plusieurs coups de fil. Puisque ça dépend aussi de chaque personne, c’est toujours une bonne idée de demander ce que votre interlocuteur juge le plus pratique.

Vous pensez avoir besoin de plus d’une heure de lunch? Vous devriez vraiment considérer de demander à quelqu’un de co-conseiller, ou alors simplement référer la cause. Il n’y a rien de plus malaisant et frustrant que quelqu’un qui vous invite à dîner, et qui ensuite vous achale régulièrement avec des questions.

Deuxième étape : soyez respectueux de leur temps et de leur horaire

Ne téléphonez pas quelqu’un sans avertissement à 15h50 en lui disant que vous devez lui parler immédiatement d’une cause… et surtout si vous ne le connaissez pas personnellement! À ce moment-là de la journée, la plupart des avocats règlent eux-mêmes des urgences ou tentent de venir à bout du travail qu’ils ont mis de côté depuis le matin.

Il peut arriver, bien sûr, que vous ayez besoin d’une réponse rapide. Si c’est le cas, tentez de joindre des avocats avec lesquels vous êtes déjà en bonne relation.

Si vous devez absolument faire un cold call, suivez ces trois règles :
  • Vous respectez le temps de votre interlocuteur;
  • Vous avez une bonne idée du temps que la conversation va prendre;
  • Vous offrez de planifier cette conversation selon ses disponibilités.

Rappelez-vous que votre urgence n’est pas l’urgence d’un autre avocat.

Troisième étape : respectez ses conseils

Si vous demandez un avis, c’est que vous êtes probablement incertain de votre client, de la cause ou de la procédure.

Vous n’êtes pas né de la dernière pluie, mais vous avez des doutes. Gardez ça en tête en demandant conseil. Il n’y a rien de mal à être en désaccord avec une interprétation de la loi ou de la règle de droit, ou encore à ignorer un avis en béton.

Soyez tout de même respectueux dans votre façon d’en discuter. Si vous vous avancez en territoire inconnu, sachez que votre interlocuteur comprend probablement la situation mieux que vous.