L'avocate de Jean Chalifoux est Patricia Chamoun. Photo : Site Web de Chamoun Legal
L'avocate de Jean Chalifoux est Patricia Chamoun. Photo : Site Web de Chamoun Legal
Jean Chalifoux, avocat criminaliste à la retraite, juge inacceptables les propos tenus à son endroit par le huissier Marcel Collin lors d’une audience en Cour du Québec, le 7 février 2019.

« Jean Chalifoux c’est un voleur », avait alors lancé le huissier.

Dans sa poursuite déposée le 7 février 2020, M. Chalifoux et sa femme Monique Rouleau réclament 60 000 $ au huissier Collin et à l’étude qui l’embauche, Gagnon Sénéchal Coulombe.

Le couple Chalifoux-Rouleau a fait appel à Me Patricia Chamoun pour porter leur cause devant le tribunal.

Joint par Droit-inc, Richard Dubé, associé de Gagnon Sénéchal Coulombe, a confirmé que l’étude et M. Collin allaient contester la poursuite « par toutes les manières légales possibles ». Le dossier a été envoyé pour traitement au fonds d’assurance-responsabilité de Gagnon Sénéchal Coulombe, mais les avocats qui assureront leur défense ne sont pas encore connus.

M. Collin témoignait, il y a un an, dans une cause qui opposait la compagnie immobilière à numéro de M. Chalifoux à des propriétaires d’un immeuble de copropriétés. Gagnon Sénéchal Coulombe avait été embauchée pour agir dans le cadre d’une saisie en mains-tierces selon l’article 712 C. p. c.

Droit-inc a joint Richard Dubé, associé de Gagnon Sénéchal Coulombe. Photo : monhuissieraquebec.com
Droit-inc a joint Richard Dubé, associé de Gagnon Sénéchal Coulombe. Photo : monhuissieraquebec.com
Devant le juge François LeBel, M. Collin « allègue que les demandeurs n’ont aucune conscience », selon ce qui est inscrit dans la poursuite, avant de déclarer « je n’ai aucune confiance en ces gens-là. Jean Chalifoux c’est un voleur ».

La poursuite souligne que ces propos ont été tenus en audience devant plusieurs témoins et que de plus, les débats et décisions de la cour sont publics. Le couple juge que ces allégations de M. Collin « n’ont pour but que de détruire la réputation et l’intégrité des demandeurs ». « D’ailleurs, même le juge est intervenu et a dit au défendeur qu’il s’engageait sur “terrain glissant” avec ces propos », relate la demande introductive d’instance.

Le 4 février 2020, trois jours avant le dépôt de la poursuite, M. Chalifoux et sa conjointe se rendent chez Gagnon Sénéchal Coulombe pour une rencontre prévue concernant le dossier immobilier en litige présenté devant le juge LeBel.

Alors qu’ils patientent, ils entendent M. Collin discuter avec son supérieur Richard Dubé et traiter M. Chalifoux « d’ancien avocat qui a fait des fraudes par millions dans l’immobilier ».

Le couple a décidé alors de mettre en demeure l’étude de huissiers et son employé, qui n’y ont pas donné suite.

Jean Chalifoux et Monique Rouleau demandent chacun 15 000 $ pour dommages moraux de la part de Marcel Collin et de Gagnon Sénéchal Coulombe. Ils souhaitent de plus obtenir 15 000 $ chacun en dommages punitifs de la part de Marcel Collin.