Ling Chen, candidat au doctorat en droit civil de l’Université McGill. Photo : Site Web de Options politiques
Ling Chen, candidat au doctorat en droit civil de l’Université McGill. Photo : Site Web de Options politiques
Malgré les effets socio-économiques du changement climatique qui vont en s’intensifiant, et du consensus qui entoure le phénomène dans la communauté scientifique, l’éducation en droit climatique ne suit pas dans les facs canadiennes, déplore Ling Chen, candidat au doctorat en droit civil de l’Université McGill, dans un blogue paru sur Options politiques.

« Alors que quelques écoles ont proposé des cours de droit climatique, la majorité ne l'a pas fait de manière systématique. La demande croissante des jeunes et des étudiants pour une action climatique agressive devrait attirer l'attention des facultés de droit sur les rôles qu'elles devraient jouer dans la lutte contre le changement climatique », écrit l’étudiant sur la plateforme gérée par l’Institut de recherche en politiques publiques.

Ce besoin de cours de droit en la matière serait aussi motivé par l’évolution des politiques et des traités de l’ONU, estime M. Chen, sans compter les innovations législatives visant à réduire les GES adoptées au pays et ailleurs.

De plus en plus de professeurs concentrent leurs recherches sur le phénomène, donnant naissance à des publications maintenant reconnues comme Carbon and Climate Law Review et Climate Law, alors que des grands cabinets canadiens créent des divisions dédiées au droit climatique, ce qui montre bien, selon Ling Chen, que cette pratique est de plus en plus ancrée dans le quotidien.

Selon les offres de cours de 24 facultés canadiennes en 2018-2019, le doctorant a noté que seulement trois offraient un cours sur le droit climatique: l’Université de Toronto, l’Université Dalhousie et l’Université Laval.

« Les facultés de droit canadiennes doivent participer à la lutte contre les changements climatiques, car elles occupent une place centrale dans la formation des futurs juristes et universitaires du climat et dans la production de connaissances juridiques liées au climat », plaide l’étudiant, qui suggère aux facultés de s’allier des juristes qui pratiquent ce droit sur une base régulière.