Me  Sarah Volstad. Photo : LinkedIn
Me Sarah Volstad. Photo : LinkedIn
Me Sarah Volstad, une ancienne journaliste télé chez Global Montreal, a eu la piqûre du droit après s’être inscrite au baccalauréat en droit simplement pour parfaire ses connaissances générales.

Après avoir oeuvré pendant deux ans chez Morency, la Barreau 2018 rejoint maintenant le contentieux d’Astaldi Canada en tant que conseillère juridique. Elle nous explique son parcours…

Droit-inc : Qu'est-ce qui vous a amené à choisir la carrière d'avocate?

Sarah Volstad : Je me fais souvent poser la question! J'ai commencé comme journaliste à temps partiel à 21 ans, alors que j'étais encore au baccalauréat en journalisme à l'Université Concordia. J'étais juste submergé par le manque de connaissances que je pensais avoir à ce moment-là.

En journalisme, à l'école, on apprend à faire des entrevues. On apprend des aspects techniques, mais on n'acquiert pas nécessairement des connaissances générales. J'étais envoyée dans des conférences de presse et je me sentais un peu perdue.

J'ai décidé de faire des études dans quelque chose qui allait me permettre d'apprendre beaucoup sur beaucoup de choses. Je me suis dit qu'un bac en droit serait l'idéal.

J'ai commencé en droit à l’Université de Montréal avec l'intention de m'améliorer comme journaliste. Je me suis tant qu'à faire cette démarche, aussi bien la faire au complet. J'ai fait mon stage chez Morency, j'ai fait mon Barreau. Après tout ce processus, je me suis rendu compte que le droit, j'aimais vraiment ça. Je me voyais faire ça comme carrière. Je suis restée sur cette voie, et me voici, me voilà!

D'autant qu'on sait que le milieu journalistique est en pleine mutation en ce moment...

On sait qu'il y a un gros « struggle » présentement. En journalisme, le marché de l'emploi peut être difficile. J'étais en télé, et j'ai l'impression que c'était encore plus difficile que les médias écrits. Il y a très peu de stabilité, mais c'est vraiment un beau domaine. J'ai absolument adoré mon parcours en tant que journaliste. Ça demeure une belle expérience, mais je pense qu'à la longue, le droit me rejoint plus.

À force de faire des cours, de vivre en cabinet avec le stage, ça vous a amené vers le litige civil et commercial. Pourquoi avoir choisi cette branche du droit?

Ce que j'aimais de mon travail de journaliste, c'était la rédaction et les aspects de présentation, comme on a en allant à la cour. Je trouve que ça venait chercher mon expérience passée et ça faisait un beau lien entre les deux domaines. J'adore être dans l'action, aller à la cour, donc pour moi c'était évident en commençant ma carrière que je voulais faire du litige.

Au cours de mon stage, j'ai fait un peu de tout, mais en litige, c'est là où je trippais!

Vous avez donc fait deux ans en litige chez Morency, et maintenant vous rejoignez une entreprise en tant que conseillère juridique. Ce n'est pas un peu spécial de faire ce cheminement?

Je ne dirais pas spécial. Je crois que ça dépend de la personne. Je me voyais vraiment travailler en entreprise où j'aurais un seul client pour lequel je pourrais me donner à fond. Je trouve qu'on arrive à développer une belle relation avec notre seul et unique client.

Chez Astaldi, on est une petite équipe, on n'est que deux présentement. On est en train de former l'équipe juridique. Je trouve qu'il y a une belle relation à développer dans cet environnement-là et à date, ça rejoint les expectatives. Je suis très heureuse!

Je fais des dossiers de santé et sécurité au travail, du droit de la construction, et un petit peu de tout entre ça. N'importe quelle problématique que la compagnie va avoir, c'est sûr qu'elle va nous consulter. On est amené à vraiment toucher à tout. C'est vraiment un environnement parfait pour se développer en tant qu'avocate.

Avez-vous réfléchi longtemps avant de faire le saut de cabinet à entreprise?

C'est arrivé assez rapidement, mais pour moi ce n'est pas quelque chose que je voulais nécessairement faire depuis longtemps, mais j'y avais toujours pensé. Alors quand l'opportunité s'est présentée, j'ai accepté assez rapidement!

Il n'y avait donc pas un mauvais climat de travail chez Morency?

Non, je n'ai aucun reproche à faire à Morency. C'était une expérience parfaite pour commencer ma carrière. J'ai beaucoup appris chez Morency. C'est le fun de travailler dans un moyen cabinet, car t'as quand même des gros clients, mais il y a une approche où t'es lancée assez rapidement dans les dossiers, dès mon stage, j'avais des contacts avec des clients, je prenais beaucoup de responsabilités et ça m'a bien préparé à faire le saut en entreprise.

Vous voyez comment la progression de votre carrière pour les cinq prochaines années?

Honnêtement, je me vois ici à long terme. Astaldi mise vraiment sur l'expertise juridique dans l'entreprise, avec l'embauche d'un nouveau vice-président aux affaires juridiques, Me Gérard Pierre, il y a six mois. Il a pris cette décision de ramener le plus possible les litiges à l'interne, d'où mon embauche et quelques autres qui suivront sûrement dans les prochains mois. Il veut former une équipe juridique, ce qui est super intéressant pour moi, d'être là dès le début et de pouvoir bâtir la chose et d'évoluer avec ça.

Aujourd'hui, on choisissait notre étude d’huissiers qu'on voulait prendre. On est à prendre les décisions vraiment de base. Ça démontre à quel point c'est le début de quelque chose. Ça me motive beaucoup de vivre ça.