Le propriétaire Daniel Gagnon et l'avocat du Zoo de Falardeau, Dominic Bouchard. Photos : Site Web du Zoo de Falardeau et Radio-Canada
Le propriétaire Daniel Gagnon et l'avocat du Zoo de Falardeau, Dominic Bouchard. Photos : Site Web du Zoo de Falardeau et Radio-Canada
Des plaintes déposées à la Sûreté du Québec et au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs ont mené à l’ouverture d’une enquête pour maltraitance au Zoo de Falardeau.

Selon Le Quotidien, c’est une dizaine d’anciens employés de ce zoo situé à Saint-David-de-Falardeau au Saguenay qui ont déposé des plaintes de cruauté envers les animaux à l’encontre du propriétaire Daniel Gagnon.

Le ministère de la Faune n’a pas voulu confirmer le nombre de plaintes reçues étant donné que l’enquête est en cours.

Les événements relatés par des ex-employés sont nombreux et font état de négligences qui ont mené à la mort de plusieurs des pensionnaires du zoo, ce qu’a nié en bloc le propriétaire. M. Gagnon avait déclaré initialement au Quotidien que « c’est de la malveillance. Ça vient de sonner la fermeture du zoo. Elles veulent briser notre réputation ». Il a par la suite tenu à rectifier les faits par l’entremise de son avocat, Me Dominic Bouchard, qui a démenti bon nombre des accusations dans un communiqué publié le lendemain.

Le site poursuit ses activités normales malgré la controverse. Une équipe de TVA qui était sur place mercredi dernier a constaté que très peu de visiteurs étaient présents cette journée là. Ils ont par la suite mentionné que plusieurs personnes auraient annulé leur visite.

L’enquête risque d’être ardue en raison des éléments contradictoires rapportés par les parties en cause. Il y a notamment l’affaire d’un dromadaire qui selon d’anciens employés, serait mort de froid entre 2016 et 2017. Quand Le Quotidien a contacté le propriétaire pour recueillir ses réactions aux allégations, il a affirmé dans un premier temps que cela ne pouvait pas s’être produit puisque le zoo n’aurait qu’un seul dromadaire. Pourtant, une photo obtenue par Le Soleil témoigne de la présence de deux de ces animaux. Le communiqué de presse de Me Bouchard ne répond pas à cet élément.

En fonction des résultats de l’enquête, le dossier pourrait être transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales qui décidera s’il porte des accusations officielles.