Kiku Mehta. Photo : Philadelphia Inquirer
Kiku Mehta. Photo : Philadelphia Inquirer
D’origine indienne, l’avocat Kiku Mehta a immigré aux États-Unis et est devenu membre du Barreau de la Pennsylvanie en 1970.

Mais peu de cabinets étaient prêts à accueillir un avocat issu de l’étranger à l’époque, raconte le Philadelphia Inquirer, alors que le jeune avocat indien n’avait pas les moyens et les relations d’affaires pour partir à son compte en arrivant dans son nouveau pays.

M. Mehta s’est alors tourné vers une carrière en travail social, devant subvenir aux besoins de sa femme et de ses trois filles. Ainsi, il a travaillé toute sa vie active aux États-Unis pour un organisme à but non lucratif dont la mission était la défense des intérêts des enfants.

Aujourd’hui, à 82 ans, Kiku Mehta a envie de renouer avec la pratique.

« Je me suis dit qu'avec le peu de temps dont je disposais, je voulais l'utiliser de manière significative pour aider les enfants pauvres, négligés et dépendants et leurs familles » dans la salle d'audience, a expliqué l’avocat.

Bien que sa licence de pratique eut été suspendue pendant sa carrière chez Children Services, M. Mehta a souvent pu y utiliser ses compétences pour aider l’organisme dans ses démarches juridiques et a suivi beaucoup de formations d’appoint offertes par l’Association du Barreau de Philadelphie, particulièrement en droit de l’immigration, qu’il pratiquait en Inde.

À la fermeture de Children Services, en décembre 2017, M. Mehta a perdu son emploi. À 80 ans, il ne voulait pas prendre sa retraite pour autant. Il était en très bonne santé, pratiquant et enseignant le yoga, tout en suivant un régime végétarien.

Et surtout, il a reçu l’appel de l’avocat Stanley J. Ellenberg, qu’il connaît depuis 25 ans.

« Pourquoi ne reviens-tu pas en droit travailler avec moi? », lui a-t-il lancé. Ellenberg a estimé que les cinq décennies de travail social de Mehta, sa compréhension du droit de l'immigration et sa maîtrise de cinq langues - dont l'hindi, l'ourdou et le gujarati - seraient un atout précieux pour sa pratique.

Après une mise à niveau, M. Mehta peut maintenant reprendre sa pratique.

Par ailleurs, Kiku Mehta a réussi à transmettre sa passion du droit à sa plus jeune fille, Tejal, 37 ans, qui est conseillère juridique au sein de la Banque TD.