Louise Otis, ancienne juge à la Cour d'appel du Québec. Photo : McGill.
Louise Otis, ancienne juge à la Cour d'appel du Québec. Photo : McGill.
« Je pense que ça va être la voie. (...) On s'en va vers une justice où au moins 50 % des auditions, maintenant, vont être virtuelles », affirme Louise Otis, ancienne juge à la Cour d'appel du Québec.

Celle qui a été l'instigatrice de la médiation judiciaire au Québec explique que la pandémie de COVID-19, qui a considérablement ralenti le processus judiciaire depuis des mois, aura au moins eu l'effet positif de montrer qu'il est possible de faire de la médiation et d'administrer la justice par cette voie plutôt que par la voie traditionnelle.

« J’ai accepté de faire de la médiation virtuelle avec des parties dans une cause qui était extrêmement complexe, très sensible et très délicate, et ça marche. J’ai été étonnée moi-même. Il suffit de s’adapter », dit la juriste de renommée internationale.

Si elle concède qu’elle entretenait une certaine méfiance au départ au sujet de la visioconférence, Louise Otis s’est rapidement aperçue que les limites de cette technologie pouvaient être surmontées.

« Pour moi qui enseigne la médiation, le langage corporel, la gestuelle, comment interpréter les silences et comment interpréter les mouvements des parties dans une salle, j’avais des doutes. Mais ça fonctionne », estime Louise Otis, ancienne juge à la Cour d'appel du Québec.