Me Marc Bellemare. Photo : Bellemare avocats
Me Marc Bellemare. Photo : Bellemare avocats
L’avocat Marc Bellemare a de nouveau critiqué l’IVAC, estimant qu’elle doit être mise au pas.

« Il faut que le ministre de la Justice, Monsieur Jolin-Barrette, mette l'IVAC au pas et leur dise d'arrêter de refuser des gens parce qu'il y a des gens qui se perdent dans le système et qui n'auront jamais leur indemnité parce qu'ils n'ont pas respecté les délais, les paperasses », a-t-il déclaré, lundi matin, au micro du journaliste Louis Lacroix au 98.5.

Me Bellemare représentait la mère d’une fillette, violée à répétition, qui a finalement été reconnue comme victime d’acte criminel, en vertu d’une décision du Tribunal administratif du Québec (TAQ).

« D’abord, on est victime d’un acte criminel, puis, ensuite, on est victime de l’IVAC. L’IVAC a toujours refusé de reconnaître (comme victime) les parents de la jeune fille de 11 ans qui a été violée à répétition », a-t-il notamment ajouté, toujours au micro de Louis Lacroix.

Me Bellemare n’en est pas à son premier combat judiciaire contre l’IVAC. Il a notamment représenté les parents et la belle-mère de Daphné-Huard Boudreault, assassiné en 2017.

Il avait alors dénoncé le dénigrement systématique des victimes de la part de l’IVAC, comme le rapportait Droit-inc le mois dernier.

« D'abord, elle délègue ses propres avocats pour contester systématiquement les demandes légitimes des victimes devant le TAQ. Ensuite, elle laisse dépérir les victimes pendant au moins deux ans avant une première audience devant la TAQ, faute du financement adéquat qu'il réclame à hauts cris depuis des années », avait-il dénoncé.