Me Guy Bertrand. Photo : Guy Bertrand Avocats.
Me Guy Bertrand. Photo : Guy Bertrand Avocats.
L’avocat Me Guy Bertrand s’est retiré d’une poursuite anti-confinement en évoquant le manque de crédibilité et les propos mensongers de son client, le président de la Fondation pour la défense des droits et libertés du peuple (FDLP) Stéphane Blais, révèle La Presse.

La FDLP avait signifié début juin une action contre le gouvernement du Québec et la Direction de la Santé publique, et visant à faire déclarer nuls, inconstitutionnels et inopérants plusieurs articles de la Loi sur la santé publique, des décrets et arrêtés ministériels, et le projet de loi 61.

L’organisation était appuyée par Me Bertrand jusqu’à ce que des dizaines de personnes invitées par le président Stéphane Blais se rassemblent sans souci de la distanciation sociale dans un restaurant du Vieux-Québec en appelant à la désobéissance civile.

Stéphane Blais. Photo : PPN Source.
Stéphane Blais. Photo : PPN Source.
Des extraits vidéo de la fête, relayés par l’ancienne chef d’antenne de TQS Josée Turmel, montrent M. Blais confiant de gagner la cause juridique et insinuant qu’un soulèvement populaire pourrait avoir lieu en cas de défaite.

« Le peuple sera là et le peuple va dire non à la dictature, soyez-en sûr! » avait lancé le président de la FDLP, un adepte notoire de la théorie du complot, en ajoutant que la COVID-19 « est finie ».


Source : Facebook/Les illuminés du Québec.

Guy Bertrand avait été invité à la fête, qui lui avait été présentée comme un simple souper entre trois couples. À la dernière minute, il a « flairé la mauvaise affaire » et ne s’y est pas présenté, écrit-il dans une lettre adressée lundi à Stéphane Blais. Ce dernier l’a rendue publique sur Facebook.

« Heureusement, que nous ne sommes pas tombés dans ce piège que vous nous aviez tendu ce soir-là », indique la lettre de Me Bertrand.

« Par votre comportement, votre langage et votre attitude, relativement à la désobéissance civile, le non-respect de la Loi et votre activisme politique, alors que votre cause était pendante devant les tribunaux, vous avez détruit votre propre crédibilité face à la Cour », poursuit l’avocat.



« La poursuite appartient à la Fondation et nous continuons jusqu'à la victoire, a réagi Stéphanie Blais sur Facebook. Rien ne nous arrêtera. (...) Oui, il y a un plan B et on a des avocats qui travaille pour la fondation pour intervenir à court terme sur les masques, injonction etc… (sic) »

Si la fondation de Stéphane Blais a des milliers d’adeptes en ligne, elle perd toutefois des membres : 10 d’entre eux auraient quitté le navire, révèle le blogueur Xavier Camus sur DixQuatre. Parmi eux, la co-dirigeante de la FDLP Caroline Mailloux, qui a publiquement annoncé son départ, ainsi que le neuroscientifique Mario Beauregard.