Richard Chandroo. Source : Gazette.
Richard Chandroo. Source : Gazette.
Les tribunaux regorgent d’histoires.

Cette semaine, Droit-inc vous présente les meilleurs d’entre-elles ; en espérant qu’avocats criminalistes et magistrats y seront à l'honneur.

Un juge critique vertement un fraudeur

Le juge Salvatore Mascia s’est exprimé sans détour, la semaine dernière, au palais de Justice de Montréal.

« Il a saigné ses victimes à blanc, il a continué à le faire et ça ne semblait pas le déranger », a-t-il déploré, selon le Journal de Montréal, en s’adressant à Richard Chandroo, accusé de fraudes.

« Son témoignage était une série sans fin de mensonges, est-ce qu’il y a une limite aux mensonges qu’un juge peut entendre ? Cet homme est dangereux », a-t-il également déploré, toujours selon Le Journal.

Richard Chandroo a récolté près d’un million de dollars en fraudant plusieurs personnes âgées, affirmant notamment qu’elles devaient lui transmettre d’importants sommes en raison de frais d’héritages.

« Il a pris à mon père ce qui devait être la plus belle période de sa vie où il pouvait profiter des fruits de son travail, il a été manipulé », a mentionné l’une des victimes, d’après Le Journal.

La Couronne, représentée par Me Émilie Robert, suggère 6 ans et demi d’incarcération, en plus d’un remboursement à hauteur de 800 000$ aux victimes.

L’avocat de la défense, Me Simon Leduc-Lebeuf, propose de son côté une peine de prison de quatre ans, ainsi qu’un remboursement de 100 000$ aux victimes.

Coupable de violences conjugales, malgré son déni

Le juge Denis Lavergne a reconnu coupable Joanick Lévesque, 27 ans, de neuf chefs d’accusation, dont ceux de harcèlement et de voies de fait armées et causant des lésions.

« Il est bien connu que la violence psychologique, inhérente à la violence conjugale, conduit à la dévalorisation, l’humiliation et l’isolement, affectant l’estime de soi forçant le repli et même la remise en question de la responsabilité de l’agresseur », a-t-il expliqué, selon TVA Nouvelles, au palais de justice d’Amos.

Le magistrat s’est montré très dur envers le jeune homme originaire de Rochebaucourt.

« La violence verbale exercée par (Joanick Lévesque) consiste à dénigrer, insulter et affubler sa conjointe d’épithètes les plus avilissantes. À compter de 2017, la situation s’aggrave, la violence monte d’un cran. Au dénigrement et à l’insulte, il joint l’agression physique, » a-t-il mentionné d’après TVA Nouvelles.

Joanick Lévesque retournera en cour en septembre prochain, dans le cadre des plaidoiries sur la peine.

Un exhibitionniste condamné à une peine de prison

Le juge Randall Richmond
Le juge Randall Richmond
Le juge Randall Richmond a semblé préoccupé par les agissements de Ramdane Rezaiki, un exhibitionniste qui n’en est pas à sa première effraction.

« Les faits (...) suscitent une vive inquiétude pour la protection de la société, en particulier les femmes qui exercent leur droit de circuler librement et sans crainte dans les endroits publics », a déclaré récemment le magistrat à la cour municipale de Montréal, selon TVA Nouvelles.

Ramdane Rezaiki, résident permanent, est arrivé au Québec en 2012. Arrêté un an plus tard pour s’être masturbé dans un autobus de la STM devant une femme, il a bénéficié d’une absolution.

L’homme a toutefois récidivé dans un autre autobus, à l’été 2017.

Il avait alors suivi deux jeunes femmes âgées de 18 ans et de 19 ans en tenant son pénis dans sa main, et réclamant qu’elles touchent à son « monsieur bouton ».

Le juge Richmond a condamné Ramdane Rezaiki à 90 jours d’incarcération ainsi qu’une probation de trois ans. Il pourrait, au terme de sa sentence, être expulsé vers son pays d’origine.

Le magistrat a estimé que l’accusé méritait la prison, notamment en raison des risques de récidive qu’il représente.

« Sur 100 délinquants sexuels, seulement quatre auraient un score inférieur », a-t-il illustré, note TVA Nouvelles.