La ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest. Photo : Twitter
La ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest. Photo : Twitter
La ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, a annoncé samedi qu'elle comptait convoquer une rencontre avec ses collègues du Comité transpartisan sur l'accompagnement des victimes pour discuter des récentes allégations touchant l'organisme Juripop.

Sur son compte Twitter, Mme Charest a déclaré que l'organisme devait nous fournir des explications au sujet des allégations d'inconduite sexuelle contre son président et fondateur, Marc-Antoine Cloutier, qui a annoncé vendredi sa démission.



Formé en mars 2019, le comité, formé de quatre députées provenant des quatre formations représentées à l'Assemblée nationale, a comme mandat de proposer des pistes de solution en vue d'adapter ou d'instaurer des mesures bénéficiant aux personnes victimes tout en leur redonnant confiance dans le système de justice québécois.

La ministre a refusé de commenter la situation avant la tenue de la rencontre du comité. Aucune date précise n'a encore été déterminée, le cabinet de la ministre se contentant de dire qu'elle se déroulerait incessamment.

Marc-Antoine Cloutier, ex-président et fondateur de Juripop. Photo : Radio-Canada
Marc-Antoine Cloutier, ex-président et fondateur de Juripop. Photo : Radio-Canada
Plus tôt, sur les réseaux sociaux, la représentante libérale au sein du comité, Isabelle Melançon, avait réclamé une rencontre d'urgence. La députée de Verdun a rappelé que Juripop avait obtenu 2,6 millions de dollars du gouvernement du Québec en décembre, afin d'offrir un service d'accompagnement et de conseils juridiques gratuits aux victimes de violences sexuelles.

Un départ précipité

Marc-Antoine Cloutier a annoncé vendredi son départ en raison d'une allégation d'inconduite sexuelle soulevée contre lui. Tout en niant les faits qui lui sont reprochés, il avait expliqué avoir pris cette décision dans le but de protéger la réputation de Juripop dont la cause principale, l'accès à la justice, est la cause de sa vie.

De son côté, la directrice générale de l'organisme soutient que le départ de Me Cloutier était la seule issue possible.

Sophie Gagnon. Photo : Twitter
Sophie Gagnon. Photo : Twitter
« Moi, je n'aurais pas pu continuer à faire mon travail sans ça », affirme Sophie Gagnon, qui assure que Juripop demeure un espace des plus sécuritaires.

Mme Gagnon rapporte que l'équipe de Juripop en avait été informée à la mi-juillet et que des démarches ont immédiatement été déclenchées pour pousser Marc-Antoine Cloutier vers la sortie.

Aucun détail n'a été fourni sur la nature des allégations afin de respecter la volonté de la victime présumée, qui ne souhaitait pas se lancer dans un processus de dénonciation. Celle-ci ne serait ni une employée ni une avocate liée à l'organisme.