Mes Louis Dessureault et Stewart Litvack fondent leur propre cabinet. Photos : LinkedIn
Mes Louis Dessureault et Stewart Litvack fondent leur propre cabinet. Photos : LinkedIn
Louis Dessureault et Stewart Litvack ont travaillé ensemble pendant environ quatre ans chez Robinson Shepard Shapiro (RSS). Les deux jeunes hommes ayant le même âge, la même vision de la pratique et oeuvrant tous deux en droit de la famille, ils ont souvent lancé à la blague qu’ils ouvriraient leur propre cabinet.

Puis, est arrivée la pandémie.

« On a tous vécu la COVID et travaillé de la maison, raconte Louis Dessureault. Je crois que tout le monde a eu le temps de faire une introspection, de réaliser ce qu’on voulait vraiment pour le futur. Et nous, ça nous a permis de passer de la plaisanterie aux choses sérieuses. »

Le 1er juin, les deux avocats de «presque» 36 ans (Louis Dessureault les célébrera en septembre) ont officiellement ouvert Litvack Dessureault, un cabinet boutique situé à Westmount, spécialisé dans la résolution de litiges familiaux, successoraux et fiduciaires.

Ils ne sont que deux avocats pour l’instant, en plus d’une assistante. S’ils n’écartent pas la possibilité d’embaucher éventuellement, les deux associés ne cachent pas qu’ils préfèrent la pratique en petit cabinet.

C’est d’ailleurs l’une des raisons qui les a poussés à quitter RSS.

« Moi, personnellement, avant de travailler chez RSS, j’avais travaillé six ou sept ans dans un plus petit bureau (NDLR: Hendy, Greenberg), et je préfère cela, confie Me Dessureault. Ce n’est rien contre RSS, j’ai vraiment apprécié mon passage là-bas. Mais ultimement, je crois que la pratique en petit bureau est plus flexible pour les avocats et pour les clients. »

Un duo qui se complète

Louis Dessureault, qui possède également un diplôme en fiscalité, pratique plus en droit de la famille traditionnel, alors que Stewart Litvack, qui a aussi réalisé des études de premier cycle en finance, se spécialise davantage en succession.

Le duo a déjà démontré ses forces, notamment dans une victoire à la Cour suprême, en décembre dernier, dans la cause Yared c. Karam.

« Je crois que c’est un bel exemple de travail d’équipe, souligne Me Dessureault. On a travaillé ensemble, on s’est challengés. Originalement, c’était un dossier de Stewart, mais il m’a demandé de m’impliquer dans le volet concernant la Cour suprême. Et on a partagé la plaidoirie. »

Il considère d’ailleurs que cette décision a des impacts importants sur plusieurs aspects du patrimoine familial – notamment qu’une fiducie devrait en faire partie.

Les deux associés se complètent bien dans leur travail, mais aussi – et surtout – dans leur vision de la pratique, selon Louis Dessureault, qui a remporté en 2012 le prix de l’avocat de l’année en droit familial du Jeune Barreau de Montréal.

« L’expression qu’on utilise tout le temps depuis les deux derniers mois, c’est : radical transparency, explique Me Dessureault. On a comme objectif principal de toujours donner l’heure juste. Entre nous comme associés, à nos clients, à nos collègues… Et on se challenge là-dedans. »

Occupés, malgré la pandémie

Si la période de la pandémie est propice à remettre en question ses choix de carrière, elle l’est peut-être moins pour se lancer en affaires… Qu’à cela ne tienne, les deux associés ne se sont pas laissé décourager.

Ils ont d’ailleurs remarqué que le droit de la famille n’a pas été trop affecté. Après un ralentissement en mars et en avril, les choses ont pas mal repris dans le domaine en général, depuis mai, affirme Me Dessureault. Et le nouveau cabinet Litvack Dessureault ne semble pas échapper à la règle.

« Ça va bien, on n’a pas à se plaindre. On a un été occupé! »