Photo : Shutterstock
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« L’examen à distance a été un succès », soutient la présidente de la National Conference of Bar Examiners (NCBE) Judith Gundersen.

Parlez-en au pauvre étudiant qui a dû uriner devant son ordinateur lors de la première des deux journées d’évaluation en ligne, ou à cette future mère qui a perdu ses eaux et soutenu ses contractions sans pouvoir se lever.

Les 30 000 candidats ne pouvaient en aucun cas quitter le devant de leur ordinateur lors de l’examen. Beaucoup d’étudiants se sont fait erronément accusés de tricher par l’intelligence artificielle qui supervisait l’examen grâce aux caméras et aux microphones des ordinateurs.

« (Un de mes amis) a oublié de retirer son horloge de la pièce et paniquait à l’idée que son examen soit annulé à cause qu’il ne l’a pas ôtée », raconte la candidate Melanie Blair à Law.com.

Mais c’est de la petite bière en comparaison à ce candidat de la Pennsylvanie, qui a dû uriner sur sa chaise lors de la première journée d’examen parce qu’il ne pouvait pas attendre la fin de la période de 90 minutes. Il a terminé son examen, disons, mouillé.

« Je n’en suis pas gêné parce que je n’avais pas le choix », a confié le candidat à Law.com sous le couvert de l’anonymat.

Il planifiait ne rien boire du tout lors de la seconde journée de test pour ne pas avoir à faire face à cette situation de nouveau.

Une candidate a quant à elle probablement coulé l’examen parce qu’elle a eu ses menstruations durant l’examen, et qu’elle a quitté la chaise de bureau de son père pour ne pas la souiller.


Source : Twitter/Cecelia Scheeler.

Une autre candidate enceinte a perdu ses eaux pendant l’examen, et a dû supporter ses contractions sans quitter son siège.

« J’ai commencé à compléter (la première partie) mais puisque nous étions à distance, je ne pouvais pas quitter la caméra. Aussitôt que je me suis levée lorsque j’ai terminé, j’ai su que j’avais perdu mes eaux », explique-t-elle en entrevue avec Abovethelaw.com.

« Alors j’ai pris ma pause, je me suis nettoyée, j’ai appelé mon mari, la sage-femme et ma mère, j’ai pleuré parce que je paniquais, puis je me suis assise pour faire (la deuxième partie de l’examen) », poursuit la nouvelle mère, qui a finalement complété la seconde journée de l’examen à l’hôpital après la naissance de son bébé.

Ce n’est pas tout. Le logiciel de reconnaissance faciale faisait aussi défaut, plongeant la candidate Alexandra Garza dans l’angoisse de ne pas pouvoir accéder à la plateforme de l’examen.

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Source : Abovethelaw.com.

Bien que l’examen du Barreau du Québec ait lui aussi subi des ratés, quand on se compare, on se console… du moins, un petit peu.