Sans surprise, Gilbert Rozon a rejeté en bloc les accusations portées contre lui. Photo : Radio-Canada.
Sans surprise, Gilbert Rozon a rejeté en bloc les accusations portées contre lui. Photo : Radio-Canada.
La preuve est maintenant close et les plaidoiries finales auront lieu en novembre.

Au cours de l’interrogatoire d’une trentaine de minutes, Gilbert Rozon a réitéré ses arguments présentés la veille à savoir qu’il n’a jamais agressé « d’aucune manière » la plaignante, qui l’accuse de l’avoir agressée sexuellement en 1980.

Aux dires de l'homme d'affaires, c'est la plaignante qui lui a imposé des rapports sexuels ce soir-là. Des souvenirs qui l'ont « marqué à vie », a-t-il déclaré jeudi à la Cour. « Si j'avais été un agresseur, elle n'aurait certainement pas dormi chez moi ce soir-là », a argumenté l'accusé en répondant aux questions de la Couronne.

Rappelons que le fondateur de Juste pour rire fait face à des accusations de viol et d'attentat à la pudeur dans ce procès.

Lors de son témoignage mercredi, Gilbert Rozon a rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui, affirmant qu’il n’a jamais insisté ou forcé la plaignante à avoir des relations sexuelles avec lui alors qu'elle et lui se trouvaient dans un chalet des Laurentides, il y a une quarantaine d’années.

Affirmant avoir pris ses distances dès qu’il a senti des réticences de la dame, Gilbert Rozon a prétendu être allé se coucher seul dans une chambre après le refus de cette dernière d’aller plus loin.

Toujours selon Gilbert Rozon, c’est elle qui serait venue s’asseoir sur lui pour avoir une relation sexuelle au cours de la nuit.

Reconnaissant qu’il était « consentant », Gilbert Rozon a rappelé que ce n’est pas lui qui avait initié ce rapport sexuel impromptu, ajoutant qu’il avait trouvé le comportement de sa partenaire étrange à l’époque.

Un témoignage totalement aux antipodes de celui qu’a livré la plaignante, qui a raconté en début de semaine que Gilbert Rozon s’était littéralement jeté sur elle pour avoir des relations sexuelles ce soir-là et qu’elle avait dû se débattre pour pouvoir mettre fin à la situation. Selon la dame, c’est Gilbert Rozon qui est venu la rejoindre dans son lit et qui l’a forcée à avoir un rapport sexuel en pleine nuit.

Les témoignages étant terminés, le procès qui se déroule devant la juge Mélanie Hébert, de la Cour du Québec, se poursuivra avec les plaidoiries finales de la défense et de l’accusation le 6 novembre prochain.