Me Joey Zukran se charge du dossier. Photos : Site web de LPC avocat et de Loop Industries
Me Joey Zukran se charge du dossier. Photos : Site web de LPC avocat et de Loop Industries
Le 13 octobre, un rapport accablant de la firme américaine Hindenburg Research qualifiait Loop Industries, une entreprise de Terrebonne qui prétend détenir une technologie révolutionnaire pour recycler le plastique, d’« écran de fumée ».

Selon la firme, qui se base sur des entrevues avec des anciens employés, des compétiteurs, des experts et des associés de l’entreprise, Loop n’a jamais généré de revenu et ne devrait pas en générer de sitôt.

Il n’en fallait pas plus pour qu’un des actionnaires entame une action collective. C’est l’avocat Joey Zukran, de LPC avocat, qui se charge du dossier.

La demande a été déposée en Cour supérieure la journée même, dans le but d’obtenir des dommages et intérêts pour les pertes subies par les actionnaires.

L'action de LOOP a chuté de près de 40%, passant de son précédent prix de clôture du 12 octobre 2020 à 11,61 $, à son prix actuel d'environ 7 $, fait valoir Me Zukran, qui se base notamment sur le rapport de Hindenburg Research, dans sa requête.

L’entreprise affirmait pouvoir recycler une forme de plastique assez commune, appelée « PET ».

« Selon un ancien employé, les affirmations de Loop selon lesquelles elle pouvait décomposer le plastique PET jusqu’à ses composés chimiques, à un taux de récupération de 100%, étaient “techniquement et industriellement impossibles” », peut-on lire dans le document de cour.

On indique également que le représentant a investi 3054,99 $ US, en 2018, en achetant des actions de Loop. À la suite de la publication du fameux rapport, les actions ont chuté, et ses actions valent maintenant 2304 $US.

« Au moment de son achat, le requérant ne savait pas que Loop avait fait de fausses déclarations, avait fabriqué son modèle commercial et avait menti au public et aux actionnaires », lit-on dans la requête.

Loop a été fondée en 2014 par Daniel Solomita, un ancien consultant informatique, qui détiendrait 47% des actions, et qui a eu droit à une rémunération de plus de 5 M$ en 2019, selon le Journal de Montréal.

L’action collective vise l’entreprise et M. Solomita, ainsi que Jay Stubina, Laurence Sellyn, Andrew Lapham et Nelson Gentiletti.