Est-ce que la volatilité des marchés vous inquiète? Est-ce que la déconnexion entre les marchés et votre réalité économique vous est incompréhensible? Est-ce que sur un moment de panique, vous avez déjà vendu vos placements que vous aviez investis à long terme? Est-ce que vous avez déjà investi suivant les recommandations de votre voisin?

Si vous avez répondu oui à l’une, ou plusieurs, de ces questions, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul!

Sachez par exemple que concernant :
  • Inquiétude de la volatilité, nos émotions suivent typiquement un cycle selon l’évolution des marchés boursiers :
Source: https://finances-etc.com/wp-content/uploads/2013/02/cycle-des-emotions.pdf
Source: https://finances-etc.com/wp-content/uploads/2013/02/cycle-des-emotions.pdf

  • Déconnexion : cette déconnexion est normale. En effet, les marchés boursiers ne sont pas un miroir de l’économie. Rappelons-nous en effet que les actions reflètent, en principe, la valeur future d’une compagnie spécifique et non tout son secteur. Le Covid-19 a fait surtout très mal aux plus petites compagnies qui ne sont pas cotées en bourse et a paralysé certains secteurs plus que d’autres.
  • Vente rapide : le mois de mars 2020 a été un des mois ayant enregistré le plus grand rachat net de fonds communs de placement, soit 14.1 milliards de dollars.
  • Influence du voisin : si vous avez un membre proche ou éloigné de votre famille ou un membre de votre réseau qui a commencé une carrière dans le domaine financier, le réflexe de lui faire confiance plutôt qu’à un parfait étranger est tout à fait louable et même attendu.

Donc, pourquoi prenons-nous des décisions qui, en regardant dans notre rétroviseur, ne sont pas aussi rationnelles et logiques qu’elles auraient dû l’être? La réponse simple est : nous sommes des humains! En effet, l’humain n’étant pas une machine, il prend des décisions influencées par des biais comportementaux de types cognitifs et émotionnels. Voici une liste de 5 biais bien connus :
  • Récence « Recency bias » : facilement influencé par les récentes nouvelles ou expériences
  • Aversion à la perte « loss aversion » : choisir de prendre moins de risque que recommandé
  • Familiarité « home biais » : préférer investir dans ce que l’on connait
  • Cadrage « framing » : prendre une décision basée sur la façon dont l’information est présentée
  • Confirmation : porter attention qu’à l’information qui confirme la décision
  • Effet de groupe « Herding » : suivre la dernière tendance ou un groupe

Or, il faut savoir qu’en placement, les biais comportementaux peuvent augmenter le risque financier. Donc, une fois que nous savons que ces biais existent, que pouvons-nous faire? Voici quelques actes que vous pouvez poser pour limiter l’impact de ces biais sur vos décisions :
  • Améliorez votre « littéracie » financière, faites des jeux pour savoir où vous en êtes, par exemple sur le site de l’AMF;
  • Choisissez des sources d’information variées et de renom, un bon exemple serait l’Agence de la consommation en matière financière du Canada;
  • Essayez d’identifier les biais que vous avez. Il existe d’excellents livres sur le sujet de l’investissement comportemental pour déterminer quel type d’investisseur vous êtes : préservateur, fidèle, indépendant ou accumulateur. Le livre de M. Michael Pompian « La finance comportemental et les types d’investisseurs » est une référence en la matière;
  • Mettez en place des achats périodiques de sommes fixes selon votre profil d’investisseur ou réinvestissez automatiquement vos dividendes;
  • Ayez un fonds d’urgence qui vous permettrait de répondre à vos besoins pendant une période d’au moins 3 mois sans que vous ayez à vendre vos placements investis pour la retraite;
  • Si vous pensez vouloir investir par vous-même une partie de vos placements, faites des exercices de simulation boursière telle que Bourstad;
  • Avant d’agir, revoyez vos plans et les notes que vous avez prises lors de votre dernière rencontre avec votre conseiller. Pensez à ce que vous diriez à un client qui a décidé de plaider coupable alors que vous avez basé toute votre plaidoirie sur une défense de la non culpabilité!
  • Entourez-vous de professionnels inscrits à l’Autorité des marchés financiers. En plus de pouvoir répondre à toutes vos questions, ils seront aussi un bon « sounding board » pour partager vos idées. Selon un sondage de l’Institut des fonds d’investissement du Canada, 82 % des investisseurs en fonds communs de placements sondés prétendent avoir de meilleures habitudes d’épargne et d’investissement grâce à leur conseiller.

Prendre des décisions, en finance ou non, n’est pas facile! Quand on fait un choix, on peut faire une erreur. Mais en apprenant à se connaître, en établissant nos priorités, en suivant notre plan et en minimisant les influences nombreuses vous allez minimiser le risque de ne pas prendre le meilleur choix.

Sachez que depuis 1986, les Fonds de placement du Barreau du Québec offrent des solutions d’investissement diversifiées visant la préservation et le rendement du capital des membres du Barreau du Québec, de leur famille et employés. La gestion des Fonds est confiée à des gestionnaires les plus réputés du marché avec des frais de gestion parmi les plus bas de l’industrie. Et l’équipe des Fonds comprend des représentants en épargne collective et des planificateurs financiers expérimentés qui travaillent exclusivement, et sans commissionnement, pour les avocats du Québec inscrits au Tableau de l’Ordre du Barreau du Québec, leurs famille et employés.

Pour profiter des avantages des Fonds de placement du Barreau du Québec ou pour toute information, veuillez communiquer auprès d’un représentant au 514 954-3491 (sans frais 1 855 954-3491), par courriel à fondsdeplacement à barreau.qc.ca ou visitez le www.csbq.ca/fonds

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