L'avocate criminaliste Mélanie Bédard. Photo : Site Web de Biron Spain avocats
L'avocate criminaliste Mélanie Bédard. Photo : Site Web de Biron Spain avocats
Une soixantaine de personnes condamnées à la prison ont pu purger leur peine à la maison, depuis le début de la pandémie dans la région de la Mauricie-Centre-du-Québec.

Cette mesure a été décrétée le 20 mars par le gouvernement du Québec et s'applique seulement aux prévenus qui sont condamnés à une peine de prison discontinue.

Normalement, ces peines se purgent au centre de détention de Trois-Rivières, les fins de semaine.

Or, depuis le début de la pandémie de COVID-19, ils reçoivent la permission de sortir à des fins médicales, pour éviter la contamination en centre de détention, notamment.

Ils doivent toutefois demeurer à l'intérieur de leur résidence pour ces périodes, et respecter des conditions.

Selon l'avocate criminaliste Mélanie Bédard, la COVID-19 crée beaucoup d'anxiété chez ses clients, notamment ceux qui sont détenus.

Elle remarque aussi que des peines discontinues ont été reportées, notamment lors de suggestions communes, pour que la peine suggérée puisse réellement être purgée.

Éclosion au centre de détention de Trois-Rivières

Le centre de détention de Trois-Rivières compte d'ailleurs un nouveau cas de COVID-19, portant le total à quatre personnes infectées.

Selon le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie, un troisième agent de la prison de Trois-Rivières a été déclaré positif à la COVID-19. Un détenu a également contracté la maladie dans ce centre de détention.

Mathieu Lavoie. Photo : Site Web du SAPSCQ-CSN
Mathieu Lavoie. Photo : Site Web du SAPSCQ-CSN
Une dizaine d'agents ainsi que quatre autres employés de la prison seraient présentement en retrait préventif, dont certains sont allés se faire dépister.

La prison est ainsi en manque de 14 agents correctionnels. Les agents en poste cette fin de semaine devront faire des heures supplémentaires obligatoires. Le centre n'exclut pas de demander lundi l'aide du ministère de la Sécurité publique pour obtenir des agents d'autres centres au Québec.

Les centres de détention font toutefois face à un manque de personnel partout au Québec.

Avec les informations de Sarah Désilets-Rousseau