Trudel Johnston et Lespérance (TJL) accueille quatre nouveaux avocats, dont certains d’ailleurs n’étaient pas inconnus du cabinet. Plusieurs ce des avocats ont effectivement fait leur stage au sein de TJL avant de recevoir la grande demande.

Les avocats Mes Lex Gill, Jessica Lelièvre, Marianne Dagenais-Lespérance et Louis-Alexandre Hébert-Gosselin se joignent donc au cabinet.

Droit-inc s’est entretenu avec les quatre!

Me Lex Gill. Photo : Site web de TJL
Me Lex Gill. Photo : Site web de TJL
Me Lex Gill

Me Gill revenait à peine de son stage d’auxiliaire à la Cour suprême auprès du juge en chef Richard Wagner lorsqu’elle a commencé son premier travail d’avocate auprès de TJL.

« C’est mon expérience à la Cour suprême qui m’a vraiment confirmé que je voulais travailler en litige, et en particulier dans des dossiers avec une dimension d'intérêt public », indique le Barreau 2019, qui est aussi membre du Barreau de l’Ontario.

Cela fait maintenant un an que Me Gill pratique chez TJL. Celle qui a fait ses études en droit (McGill) « pour changer le monde » a trouvé dans son nouveau cabinet ce qu’elle recherchait : « un cabinet qui s'intéresse particulièrement aux actions collectives comme outil de changement social et environnemental ».

Avant son stage à la Cour suprême, la jeune juriste avait déjà travaillé auprès de l’Association canadienne des libertés civiles, du Citizen Lab et de la Clinique d’intérêt publique et de politique d’Internet du Canada.

« Elle a beaucoup écrit et publié au sujet de l’impact des nouvelles technologies sur les droits et libertés civiles, souligne TJL. Son expertise explique qu’elle soit régulièrement approchée afin de discuter publiquement de ces enjeux. »

Me Jessica Lelièvre. Photo : Site web de TJL
Me Jessica Lelièvre. Photo : Site web de TJL
Me Jessica Lelièvre

Quand Droit-inc a parlé à Me Lelièvre, cela ne faisait qu’une semaine qu’elle était entrée officiellement en tant qu’avocate au sein de TJL. Elle revenait tout juste d’une année de stage à la Cour suprême, où elle était auxiliaire juridique auprès du juge Russell Brown.

En fait, le Barreau 2019 fait un retour chez TJL après y avoir fait là aussi un stage. Elle s’est auparavant mérité le Prix du Barreau de Montréal pour s’être classée deuxième au bac en droit à l’Université de Montréal, qu’elle a précédé d’un bac en science politique de l’Université Concordia.

« Quand j’ai fait mon bac, j’avais envie que la pratique puisse symboliser quelque chose de plus grand que les intérêts individuels, mais qui représente les valeurs sociales et démocratiques », explique l’avocate.

« J’avais vu que ce TJL avait fait notamment avec les bélugas », poursuit Me Lelièvre, qui elle-même a travaillé sur des recours collectifs en droit de l'environnement lors de son stage au cabinet. « Je n’ai pas vu beaucoup de cabinets qui ont ce genre de visées, et ça m’a inspirée. C’est là que je voulais faire ma carrière. »

« Le plaisir qu’elle prend à naviguer les défis juridiques complexes est palpable », souligne son cabinet. « Jessica est une juriste redoutable lorsqu’il s’agit d’astreindre les plus puissants à rendre des comptes. »

Me Marianne Dagenais-Lespérance. Photo : Site web de TJL
Me Marianne Dagenais-Lespérance. Photo : Site web de TJL
Me Marianne Dagenais-Lespérance

Pour une jeune avocate, le parcours de Me Dagenais-Lespérance a de quoi faire tomber la mâchoire.

Le Barreau 2019 s’est joint à l’équipe de TJL après avoir travaillé en droit international et pour la protection des droits de la personne en Angleterre et aux Pays-Bas, notamment auprès d’organismes défendant les droits des prisonniers anglais.

De retour à Montréal, elle s’est intéressée à la pratique du droit criminel dans un cabinet montréalais, tout en siégeant sur des comités du Jeune Barreau et en étant bénévole auprès de la Maison du père.

« Je suis juste un peu hyperactive, rigole l’ancienne de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Je pense que c’est important de m’impliquer. J’ai quand même eu beaucoup de chance dans ma vie. Des fois, le droit aide à faire avancer les choses, mais il faut faire notre part ailleurs en même temps. »

Me Dagenais-Lespérance effectue un retour auprès de TJL, auprès duquel elle a travaillé en tant qu’étudiante en droit en 2015. La jeune juriste a aussi une maîtrise en droit spécialisée en droit de la personne (LL.M.) de la London School of Economics and Political Science.

« TJL me permet de me poser des questions sur l'origine du droit et des questions qu'on devrait se poser en tant que société, tout en ayant étant en contact avec les membres, indique Me Dagenais-Lespérance. C’est sûr que quand j'ai vu l'offre d'emploi, je me ne suis pas posé la question très longtemps! »

Me Louis-Alexandre Hébert-Gosselin. Photo : Site web de TJL
Me Louis-Alexandre Hébert-Gosselin. Photo : Site web de TJL
Me Louis-Alexandre Hébert-Gosselin

M. Hébert-Gosselin a la chance d’avoir déjà trouvé un emploi pour la fin de ses études, lui qui entame cette année son Juris Doctor de l’UdeM, et qui prendra le chemin de la Cour suprême pour y être auxiliaire auprès du juge Andromache Karakatsanis à partir de l’été 2021.

En fait, l’étudiant ne sait pas encore exactement quand il travaillera chez TJL, mais ce n'est pas grave. Il y a fait son stage et est ravi d’y retourner. D’ailleurs, son stage a été complètement différent de ce à quoi il s’attendait. Son stage débutait le 16 mars dernier. Le jour où le Québec s’est confiné!

« Le contact humain, je trouve que ça aide beaucoup à apprendre en général, alors c’est sûr que d’être à distance juste avec son ordi à travailler seul, c'était pas évident », indique d’emblée le futur avocat.

« Mais en soi, j'étais déjà super content d'avoir la possibilité de faire mon stage quand même! C’est sur que ce n’est pas le stage le plus naturel au monde, mais le fait que j'avais déjà travaillé là avant comme étudiant l'été précédent, ça faisait que je connaissais déjà super bien l'équipe. »

M. Hébert-Gosselin est un autre jeune juriste dont l’implication force l’admiration.

« En plus de siéger sur le conseil d’administration du Comité de logement Rosemont, Louis est bénévole auprès de la Clinique juridique itinérante depuis 2018, ce qui lui a permis d’aider près d’une centaine de personnes dans le besoin. Il est primordial pour lui de s’impliquer, tant sur le plan personnel que professionnel, auprès d’équipes qui luttent pour le progrès social. D’ailleurs, alors que Louis est récipiendaire du prix Engagement social de l’Association du Barreau canadien, on ne peut dire que son dévouement passe inaperçu! » décrit son nouveau cabinet.