Le juge Dennis Galiatsatos. Photo : Radio-Canada
Le juge Dennis Galiatsatos. Photo : Radio-Canada
Samedi 7 novembre 2020, Joshua Marion a comparu devant le tribunal, car il faisait face à une accusation d’avoir proféré des menaces de mort.

Devant le juge et tout le long de l’audition, l’accusé interrompait sans cesse le juge et les avocats. Son ton était insistant, impatient et condescendant. Il insistait pour retrouver sa liberté immédiatement.

L’homme a littéralement explosé lorsque le jugement est tombé. Derrière la caméra, il a lancé « Mange de la marde ! Fuck you », au juge, avant de carrément l’insulter.

Quelques jours plus tard, le 12 octobre. M. Marion est donc jugé pour outrage au tribunal. Dans son jugement, le juge Dennis Galiatsatos de la Cour du Québec rappelle que « le juge de la Cour provinciale à la juridiction inhérente pour sanctionner tout outrage au tribunal, pourvu qu’il soit commis in facie. »

Que ce soit derrière une caméra ou en chair et en os, le tribunal et ses représentants doivent donc être respectés.

Chose intéressante soulignée dans le jugement, selon le procureur, depuis l’avènement des comparutions et auditions par visio-conférence, « il constate de plus en plus de dérapages de la part des accusés détenus, qui semblent accorder moins d’importance au décorum et au respect des institutions lorsqu’ils participent aux procédures à distance », peut-on lire dans le jugement.

« Il soutient que dans les circonstances, un rappel important s’impose. Les tribunaux doivent envoyer un message clair que la visio-conférence ne réduit aucunement le niveau de respect qui est dû au Tribunal et aux officiers de la Cour », ajoute encore le juge Galiatsatos.

M. Marion a été reconnu coupable d’outrage au tribunal et lui a imposé une peine de 21 jours d’emprisonnement.