L’avocat américain Me Robert Katzberg. Photo : Attorneyatwork.com
L’avocat américain Me Robert Katzberg. Photo : Attorneyatwork.com
La pandémie de la COVID-19 a apporté un lot de nouveaux problèmes qui rendent le bonheur professionnel et le succès plus ardus que jamais pour les avocats.

D’autres problèmes existants ont été exacerbés. Notons par exemple la concentration de trop d’avocats dans les grandes villes et de trop peu dans le reste de la province, et bien sûr l’effet de la technologie sur la pratique.

Le journaliste canadien Malcolm Gladwell soulignait récemment dans son podcast « Revisionist History » que la corrélation entre le succès d’un avocat et la Faculté de droit qu’il a fréquentée est de zéro, selon une étude approfondie de la profession.

Sur quoi se fier pour tirer son épingle du jeu?

L’avocat américain Me Robert Katzberg, Barreau 1972 et criminaliste chez Kaplan & Katzberg, a donné ses meilleurs conseils à Attorneyatwork.com. Les voici.

1. Être ouvert aux opportunités

C’est une chose d’avoir la formation et les compétences pour performer en droit à un haut niveau, mais c’en est une toute autre d’avoir de vrais clients qui paient pour vos services.

Me Katzberg souligne qu’au début de sa pratique, les contacts et les circonstances qui devaient selon lui lui amener une clientèle n’ont été somme toute que de la pensée magique. Par chance, des gens qu’il n’avait pas encore rencontrés et des hasards de la vie qu’il n’aurait pas pu imaginer ont fini par lui fournir ladite clientèle.

Voilà pourquoi il faut garder l’oeil ouvert aux opportunités qui se présentent.

2. Tout le monde est une référence potentielle

Traitez tous et chacun, qu’ils soient avocats, clients, adversaires ou juges, comme sources de références potentielles… parce que c’est ce qu’ils sont!

On ne sait jamais dans quelles circonstances futures une personne avec qui vous êtes en relation professionnelle aujourd’hui pourrait plus tard vous procurer un dossier ou vous empêcher d’en obtenir un.

3. « Les bons avocats sont maîtres dans l’art de renoncer à rien avec grâce »

Traduction libre de cette citation du célèbre avocat criminaliste Edward Bennett Williams : « Good lawyers master the art of giving up nothing graciously ».

Ce que ça signifie, c’est que quand la partie opposée veut quelque chose de votre part, ou que la Cour désire que vous fassiez quelque chose qui en somme n’enlève rien à votre cause, ou alors si peu, il est sage d’accéder gracieusement à la demande.

C’est ce que l’avocat brillant. Cela ne lui coûte rien tout en lui permettant de paraître magnanime et juste, ce qui en retour lui servira lorsque viendra le temps de formuler une requête.

4. Gardez vos promesses et votre crédibilité

C’est la règle la plus difficile à suivre, et pourtant l’une des plus importantes : ne jamais promettre ce qu’on n’est pas certain de donner.

Que l’on parle d’une affirmation faite à un client, un collègue, un adversaire ou un juge, votre crédibilité est tout ce qui compte. C’est pour votre crédibilité que les clients viennent à vous, que les autres avocats vous écoutent, que les juges vous respectent. C’est un atout trop précieux pour le perdre à cause de l’égo, de l’inattention, de la ruse ou de la prise de position.

5. C’est la nature humaine

Peu importe quelles nouvelles façons de faire émergent face à la COVID-19, peu importe comment la communauté juridique s’adapte pour mieux servir la population, peu importe comment les technologies changent la face de la justice et l’éducation évolue pour refléter la pratique moderne du droit, certaines choses ne changeront jamais.

La première, c’est que la nature humaine sera toujours un facteur déterminant pour le succès d’une carrière en droit.

Par conséquent, comment vous agissez avec les autres et comment ceux-ci vous perçoivent seront la clé de la réussite ou de l’échec dans le milieu juridique. Vos compétences interpersonnelles sont aussi importantes que vos compétences techniques, que votre expérience et que votre éducation.