Mes William Brock et Matthias Heilke représentent l’entreprise torontoise. Photos : Sites web de Davies et de Bombardier
Mes William Brock et Matthias Heilke représentent l’entreprise torontoise. Photos : Sites web de Davies et de Bombardier
C’est l’entreprise ECN, qui a un siège à Toronto, qui a déposé une requête contre Bombardier, le 30 décembre dernier. Le montant exigé à l’entreprise québécoise s’élève à 25,5 millions de dollars.

ECN est une société de financement avec des actifs gérés et conseillés d'environ 29 milliards de dollars US.

C’est le cabinet Davies et plus spécifiquement Mes William Brock et Matthias Heilke qui représentent l’entreprise torontoise.

Elle a acheté trois appareils Global 5000 et un Global 6000 et se plaint de la présence d’une «corrosion anormale et prématurée» sur ces appareils. L’entreprise allègue que cette corrosion est «une cause directe d’un défaut de conception et-ou de fabrication par Bombardier» et que cette dernière est même au courant.

Malgré cela, Bombardier n’aurait offert aucune compensation financière pour dédommager ECN.

Dans le document déposé en cour, les avocats d’ECN rappellent que la compagnie a, au cours de l’année, acheté ou financé l’achat de plus d’un milliard de dollars d’avions Bombardier.

Ces quatre appareils ont été achetés 2012, 2014 et 2015. Deux d’entre eux ont été vendus en 2018. Mais depuis, les deux autres auraient perdu de la valeur. La poursuite indique que celle-ci aurait diminué de 7,3 et de 10,7 millions de dollars US. Elle aurait également déboursé 1,7 million de dollars pour entreposer ou encore assurer la maintenance des avions.

Dans La Presse, Mark Masluch, le porte-parole de Bombardier Aviation indique que l’entreprise «fabrique des avions de classe mondiale qui rencontrent les plus rigoureux standards de qualité énoncés par toutes les normes internationales de navigabilité aérienne».

Il ajoute ne pas souhaiter commenter les litiges en cours, tout en niant les allégations dont l’entreprise est victime.