Le recours a été déposé à Montréal par Me Joey Zukran.. Photos : Sites web du cabinet LPC Avocats, de Uber Eats, de DoorDash et de SkipTheDishes
Le recours a été déposé à Montréal par Me Joey Zukran.. Photos : Sites web du cabinet LPC Avocats, de Uber Eats, de DoorDash et de SkipTheDishes
Le restaurant Déli Boyz a intenté vendredi dernier une action collective contre Uber Eats, DoorDash et SkipTheDishes. Le recours a été déposé à Montréal par l’avocat Me Joey Zukran, du cabinet LPC Avocats.

« Avec leurs millions de dollars en promotion, c’est certain que les restaurateurs n’ont pas le même pouvoir. (...) Ces plateformes deviennent, aujourd’hui, essentielles », indique au Journal de Québec Emmanuel Darmond, le responsable du recours collectif.

Lui-même a tenté sans succès de mettre en place son propre service de livraison. « Cela aurait un méga-impact, pour nous, de diminuer les frais de commissions », poursuit le restaurateur.

Le restaurateur reproche aux plateformes de livraison que leurs commissions imposées et facturées « au-delà de 15 % de la commande du client sont disproportionnées, usurières et abusives, et donc en violation de l’article 1437 du Code civil du Québec », indique le communiqué de Me Zukran.

L’action collective a pour but d’obtenir des dommages et intérêts « au montant des commissions payées par tous les restaurants du Québec à UberEats, DoorDash et SkipTheDishes au-delà de 15 % du coût total de la commande du client » depuis le 8 janvier 2018.

Le recours réclame également une injonction pour « cesser cette pratique abusive », en mentionnant que plusieurs provinces, États et villes ont déjà plafonné les commissions maximales à 15 % de la commande.