Me Pepper, l'avocat de Mme, espère convaincre les trois juges de la Cour d'appel de renverser le verdict de culpabilité rendu en première instance, rapporte Radio-Canada.

Rappelons-le, en septembre 2007, Myriam Bédard avait reçu une absolution conditionnelle et 2 ans de probation avec interdiction de quitter le Canada après avoir été reconnue coupable de l'enlèvement de sa fille.

L'avocat de Myriam Bédard plaide maintenant que le juge a commis une erreur de droit en refusant d'arrêter les procédures.

Me John Pepper Jr a notamment taxé le juge Jean-Claude Beaulieu, de la Cour supérieure, d'avoir «bousillé la cause» de la défense durant le procès, en commettant des erreurs de droit qui ont conduit les jurés à rendre «un verdict injuste et déraisonnable», rapporte le Journal de Québec.

Le quotidien de Québec mentionne aussi que l'avocat montréalais a aussi reproché au juge Beaulieu d'avoir mentionné que la double médaillée d'or des Jeux de Lillehammer avait «besoin d'aide» psychologique. C'est alors que le juge André Brossard, qui présidait le banc de trois juges chargé d'entendre l'affaire en appel, a rétorqué: «Vous ne pouvez nier que dans toute cette aventure aux États-Unis, il est difficile de dire qu'elle n'a pas eu un comportement erratique».

La Couronne considère par ailleurs que la sentence de Myriam Bédard dans la collectivité n'était pas assez sévère.

Myriam Bédard a été arrêtée le 22 décembre 2006 dans un hôtel du Maryland, aux États-Unis, après que son ex-conjoint eut signalé la disparition de sa fille. Elle a été détenue pendant 14 jours, avant d'être rapatriée au pays.

C’est à son de retour à Québec le 5 janvier 2007 qu’elle elle fait face à une accusation d'enlèvement de sa propre fille.


À lire également, le compte-rendu dans le quotidien Le Soleil: Affaire Myriam Bédard: les juges ont semblé sceptiques.