Rappelons-le, dans cet entretien, diffusé jeudi soir, M. Labonté y affirmait que M. Trépanier était au coeur d'un système de ristournes au profit du parti du maire sortant de Montréal, Gérald Tremblay. Bernard Trépanier a été directeur du financement du parti Union Montréal, entre 2004 et 2006.

Dans un communiqué émis aujourd’hui par son avocat, Me Daniel Rock, M. Trépanier soutient que les allégations de Benoît Labonté ne sont que « des rumeurs et des ragots provenant de ouï-dire ». Il entend faire parvenir une mise en demeure à M. Labonté dans les meilleurs délais.

M. Trépanier ajoute qu’il n'a pas l'intention de répliquer à ces insinuations via les médias et qu’il ne fera pas de commentaires.

Il déclare par ailleurs avoir mandaté son avocat d'étudier la possibilité de porter plainte en vertu de l'article 193 du Code criminel, concernant la divulgation de communications privées.

Il met ainsi en garde les médias de diffuser tout extrait des enregistrements obtenus par le journaliste André Noël, de La Presse.

« Toute personne ou tout média qui diffuserait de tels extraits s'expose à d'éventuelles démarches judiciaires de la part de monsieur Trépanier et de son avocat », lit-on dans le communiqué.

La Presse rapporte aujourd’hui que M. Trépanier a bel et bien tenu le rôle d'intermédiaire entre le parti du maire Tremblay, des dirigeants de la Ville et des firmes de génie-conseil ayant obtenu de lucratifs contrats.