C’est en partant du postulat que bien des situations requièrent de parler à un avocat en urgence que Valérie Assouline, 40 ans, a lancé il y a deux ans ce cabinet au nom évocateur.

« SOS répond aux situations d’urgence, mais aussi de détresse », dit-elle.

C’est après plusieurs années de pratique privée traditionnelle à son compte que Valérie Assouline démarre ce bureau d’un nouveau genre.

Une nouvelle fois, elle va sortir des sentiers battus. Quelques années plus tôt, elle avait abandonné sa carrière de chef d’entreprise dans une compagnie de promotion directe pour devenir avocate.

Remarquez que tout s’enchaîne. Ses compétences en marketing vont lui donner les outils pour se tailler un bureau sur mesure.

« Je voulais quelque chose out of the box, en harmonie avec mes principes, dit-elle. Un bureau qui rapprocherait les avocats de leurs clients et qui comprendrait la détresse des gens. »

Son objectif ? Que les gens n’aient pas à réfléchir à deux fois avant d’appeler leur avocat.

Pour y parvenir, exit les habitudes bien établies dans la profession. Me Assouline se recentre sur les fondamentaux et repense les bases de la pratique.

Faciliter la vie de ses clients

Elle veut proposer une facturation honnête. « Je ne veux pas compter chaque minute avec mes clients, c’est contre mes principes et cela nuit à l’image de la profession », dit-elle.

Elle ne bannit pas pour autant le taux horaire, le sien est de 200 $, mais exclut de la facturation certaines prestations, telles que les conversations entre l’avocat et son client.

Elle veut aussi faciliter la vie de ses clients, eux-mêmes dans des situations de détresse. L’avocat ne doit pas être source de stress supplémentaire pour le client, croit-elle.

Ce qu’elle leur propose n’est pas révolutionnaire, mais améliore leur confort. L’avocate se déplace auprès de ses clients, propose des rendez-vous en dehors des heures de travail pour leur éviter de poser des journées d’absence, prend directement ses appels téléphoniques et ne fait jamais attendre un client en salle d’attente. Une leçon de politesse tout simplement.

SOS Avocats est aujourd’hui présent dans tous les domaines, et s’adresse aux particuliers autant qu’aux corporations. Me Assouline intervient principalement en droit de l’immigration, droit matrimonial et criminel. Pour les autres matières (et de plus en plus de corporations font appel à elle), l’avocate réfère les dossiers à des partenaires qui travaillent selon la même idéologie.

L’anecdote de fin
C’est au volant de son break noir sur lequel est placardé le slogan de SOS Avocats que j’ai rencontré Valérie Assouline, alors que je me rendais à la rédaction de droit-inc.com. J’ai fait comme beaucoup, je l’ai arrêtée au feu rouge pour lui demander sa carte !