Me Battista est un habitué des commissions d’enquêtes publiques et en maîtrise à l’évidence la structure et le fonctionnement.

Il a notamment siégé comme procureur à la Commission chargée de faire enquête sur la Sûreté du Québec (la Commission Poitras) et à la Commission d'enquête concernant les allégations au sujet des transactions financières et commerciales entre Karlheinz Schreiber et le très honorable Brian Mulroney (la Commission Oliphant).

Pour le criminaliste Me Robert La Haye, le choix de son confrère comme procureur en chef en est un de sagesse de la part de la Commission.

« C’est un avocat expérimenté, qui a plaidé devant toutes les juridictions, dit-il. Il est très bien perçu dans le milieu et a la réputation d’être très consciencieux. Il saura présenter les témoins avec respect et retenue, car il a le sens du droit et de la modération. »

Me La Haye connait Me Giuseppe Battista depuis de nombreuses années, en particulier parce que ce dernier l’a assisté en Cour suprême dans le cadre de la défense de Vincent Cotroni en 1978.

Me Battista est aussi proche de son ordre. Il a enseigné à l'École du Barreau et a également été membre du comité de la formation professionnelle du Barreau du Québec et membre du comité permanent en matière criminelle du Barreau du Québec.

Cela en fait-in pour autant un bon choix comme procureur en chef d’une commission d’enquête? Me Jean-Claude Hébert croit que oui.

« Il a eu plusieurs mandats du barreau du Québec en Cour suprême dans des dossiers où l’Ordre se portait intervenant, dit l’avocat. Être ainsi choisi par son Ordre pour représenter la collectivité des avocats me semble être un gage de confiance pour un avocat. »

Me Battista exerce en droit pénal et criminel, et occasionnellement en droit disciplinaire, rappelle Me Hébert. « Je n’ai jamais été impliqué dans le même dossier que lui, mais je sais qu’il a la réputation d’être très appliqué dans la préparation de ses dossiers, dit-il.

Diplômé de l’UQAM, Me Battista a été admis au Barreau du Québec en 1986.

Avocat à l'Aide juridique de Montréal, section criminelle, jusqu’en 1990, il s’est par la suite associé à Me Richard E. Shadley pour créer le cabinet Shadley Battista.

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