Beaucoup de chiffres circulent sur le sous-continent indien :
-12ème économie mondiale
-6ème consommateur de pétrole
-4ème population internaute mondiale
-2ème exportateur de logiciels

Ca vous donne envie de prendre un billet pour New Dehli de ce pas.

Attendez un peu recommande Sven Deimann, conseiller juridique principal groupe contrats et affaires juridiques chez Bombardier Transports Canada. « Faire affaire en Inde, cela se prépare », dit-il.

Droit-inc.com : Vous donnez prochainement une conférence avec ACC Canada sur le thème « Faire affaire en Inde ». A quoi les participants de cette rencontre doivent-ils s’attendre ?

Sven Deimann : Plutôt que de conférence, j’aime parler de dîner-causerie entre trois personnes impliquées en affaire en Inde.

Surtout, il ne faut pas s’attendre à un cours de droit. Il s’agit plutôt d’un retour d’expérience que nous souhaitons partager avec les participants.

Quelle est justement votre expérience de l’Inde ?

Je suis responsable de la gouvernance des soumissions pour Bombardier Transports. A ce titre, je suis impliqué dans les processus de réponses à appels d’offres que fait la compagnie dans le monde et ai notamment participé à la soumission pour le métro de la ville indienne Hyderabad.

A cette époque, en 2008, je suis allé en Inde à quatre reprises. Ce dossier reste encore pendant car même si nous sommes arrivés troisième, la compagnie retenue n’a pas pu livrée, l’affaire n’est donc pas classée.

Lors du déjeuner-causerie, il me fera donc plaisir d’évoquer, mais de façon non académique, les règles des soumissions publiques en Inde et insister sur les différences avec le Québec.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui voudrait faire des affaires en Inde ?

Le principal serait de ne pas partir bille en tête et d’avoir sur place un cabinet d’avocats de confiance sélectionné avant le départ.

A savoir aussi que si certains grands cabinets ont conclu des ententes avec des cabinets sur place, il leur est difficile d’avoir pignon sur rue car les règles d’exercice professionnel à l’égard des avocats ou bureaux étrangers sont restrictives.

Après, et nous en parlerons lors de la conférence, il y a des aspects pratiques à ne pas négliger quand on part en voyage d’affaire en Inde.

A Dehli par exemple, la circulation est monstrueuse. C’est un élément capital à prendre en compte au moment de prévoir des rendez-vous d’affaires au risque de les rater tous.

A qui s’adressent ces conseils que vous prodiguerez le 16 juin 2010 ?

La conférence est ouverte aux avocats en entreprise.

Je pense qu’elle peut intéresser aussi bien des personnes travaillant pour des entreprises qui veulent exporter leurs produits en Inde ou celles qui veulent répondre à des appels d’offres publics.

De la même manière, je crois que des personnes qui voudraient partir en affaire avec des entreprises indiennes qui exportent au Canada pourraient trouver un intérêt à cette conférence, où les questions seront abordées du point de vue avocat en entreprise parNadine Sciacca et moi-même, mais aussi du point de vue avocat externe, avec la présence de Sunny Handa de Blakes.


Pour en savoir plus

La prochaine conférence sur le thème "Faire des affaires en Inde" organisée par ACC Canada, Section Québec, co-animée par Nadine Sciacca, avocate conseil Exportation et Développement Canada, Sven Deimann, conseiller juridique principal groupe contrats et affaires juridiques Bombardier Transport Canada et Dr Sunny Handa, associé et co-directeur Groupe de pratique de l'Inde et groupe des technologies de l'information Blakes, aura lieu, le 16 juin 2010, à Montréal. La conférence est gratuite et ouverte exclusivement aux avocats en entreprise.


Photo : Sven Deimann